Sans abris

Publié le par DEBOOSERE Isabelle

leschiensetleurshumains.wordpress.com

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Je vis dans la rue. Oh, ne croyait pas, ce n’est pas un choix de ma part. Si je pouvais, je vivrais bien au chaud dans un doux foyer. Mais pour l’instant, ce n’est pas le cas. Vous savez, je n’ai pas toujours été dans ce genre de situation.

Non, avant je vivais dans une belle petite maison avec ma famille et mon chien qui s’appelle Gaillard. C’était une période heureuse. Puis il y a eu de l’eau dans le gaz avec ma compagne. On s’est donc séparé et elle a eu la garde des enfants. J’étais très malheureux pendant une long période. Heureusement, il y avait mon travail pour ne pas y pensé et Gaillard pour me rendre le sourire. Mais comme un malheur n’arrive jamais seul, j’ai perdu mon boulot. Un licenciement économique comme ils disent. C’est-à-dire qu’eux s’enrichissent pendant que nous on s’appauvrit. Je dis ça car la société n’avait aucune difficulté financière, au contraire ils avaient fait de beau bénéfice. Bref, c’est comme ça. Et après, vous vous en douté, perte de la maison du à des endettements, saisis, et j’en passe.

Au final, j’ai atterrie dans la rue ou personne ne se préoccupe de moi. En fait je n’existe pour personne. Même pas pour ma famille qui ne se fiche de ce que je deviens. Pour mes enfant, afin qu’il ne sache pas ou je suis, je suis sois disant partie en voyage à l’étranger. Quant à la société, et bien pour eux, je suis tout simplement invisible. Heureusement, il y a Gaillard avec moi. C’est ma seul famille, mon seul compagnon d’infortune. D’ailleurs, il mange mieux que moi. En effet dès que j’ai un peu d’argent j’achète de la nourriture en priorité au chien. Il mange le premier.

Je recherche du travail mais il n’y en a jamais car pour travailler il faut un domicile fixe mais pour avoir un logement même en location, il faut des fiches de salaire et pour avoir des fiches de salaire il faut un travail. C’est un cercle infernal dont je ne peux me sortir. Alors en attendent, je fais la manche pour pouvoir survivre. Je dessine à la craie pour pouvoir quand même mérité cet argent. Ah, sans mon compagnon, que ferais-je ?

Aujourd’hui est une triste journée, mon compagnon est mort assassiné par un chauffard ivre. Maintenant, je suis seul avec ma solitude et mon désespoir ignoré de tous. L’espoir reviendra-t-elle un jour ? La société nous remarquera-t-elle enfin ? En attendant je suis seul, dehors dans un cercle sans fin.

Publié dans Histoire courte

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