La magie des mots

Publié le par DEBOOSERE Isabelle

paysdepoesie.wordpress.com

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Les mots ont le pouvoir de faire voyager aux files des lignes, des pages. Je suis un nègre. C’est-à-dire quelqu’un qui écrit des livres pour une autre personne. C’est le nom de cette personne qui apparait dans le livre, oui c’est elle qui signe. Toi, pauvre nègre, personne ne te connais, personne ne sait que tu existes. Je travaille pour un homme de mon âge environs, beau comme un dieu, riche comme crésus et surtout le plus insupportable et cruel des hommes. Il est méchant et dure avec tout c’est employer. Si ça ne se passe pas comme il le veut, autant dire que la personne n’est plus reconnaissable par la suite. Il ne faut surtout pas se faire virait, si par malheurs cela arrivait, je peux vous dire que cette personne par la suite se trouvait en incapacité de trouver un emploi. Moi, je suis la mieux loti parmi ses employer. Je suis celle qui traite le mieux et celle à qui il laisse le plus de liberté. La plus part des gens travaillant pour lui me dise que c’est parce qu’il m’aime qui me traite bien. A mon avis, c’est surtout parce que les livres que j’écris pour lui, ou il dépose son nom, lui rapporte beaucoup d’argents. Beaucoup me dise que je me trompe. J’espère bien que non car même si j’éprouvais des sentiments pour lui dans le passé, son caractère m’a bien refroidit. Comme quoi, il n’y a pas que le physique qui compte. Je vis chez lui par obligation. Il aime avoir tous ses employer à portée de main.

 Heureusement, grâce aux libertés dont je suis la seule à bénéficier, je peux m’évader en dehors de cette luxueuse demeure. Bien que je n’ai pas le droit d’avoir de petit ami et que je suis obligé de l’informer des lieux où je me rends. C’est une liberté sous surveillance. Une liberté qui me permet de m’évader à la bibliothèque de la ville. C’est mon échappatoire. Je vais tout le temps dans le rayon des livres anciens et poussiéreux que personne ne vient lire à cause de leurs complexité.

Un jour, alors que je faisais des recherches, je suis tombé nez à nez avec un très vieux livre qui me semblé bien mystérieux, son titre « La magie des mots ». Je le prenais donc avec les autres livres que j’avais sélectionnés. Quand je me suis installé à un endroit plus confortable de la bibliothèque, pour commencer à lire et travailler pour le prochain livre que j’écrivais. L’envie de connaitre l’histoire de ce livre était trop forte. A chaque fois, avant de lire un livre, je commence par le feuilleter un peu. Quel ne fut pas ma surprise en découvrant des pages vierges d’écriture. Il n’y avait aucun paragraphe, aucune ligne, aucun mot. Je pris le livre au début, à ses premières pages. Il y avait écrit, « laissez voguer votre imagination et remplissez moi ». Je trouvais ça très étrange et amena le livre en question à la bibliothécaire pour savoir si elle pouvait me renseigner sur celui-ci. Ce livre ne lui disait rien. Il n’était même pas enregistrait. Comme il n’y avait aucune indication sur le propriétaire de l’ouvrage, la bibliothécaire décida que celui-ci m’appartenait dorénavant. Je retournais à ma place et me remis au travail.

Lorsque je fus rentré le soir, après un dinait barbant en tête à tête avec le patron, je décidais de retourner dans ma chambre et d’écrire sur ce livre. J’écris toute la journée. C’est ma seule raison de vivre, la seule chose que je sache faire. Alors je me mis à écrire sur le livre une petite nouvelle. Ça parlait d’un meurtrier qui attraper ses victimes, homme ou femme, au nombre de dix par nuit. Je racontais qu’il les séquestrait, les violait, les torturait et les tuait en les abandonnant dans divers endroit laissant toujours les même signe distinctif sur les corps, une marque au fer rouge d’une tête de mort et les victimes avait le crâne rasé. N’ayant pas le temps de finir mon histoire, j’allais me coucher la fatigue étant vainqueur.

Le lendemain matin, les infos parlait d’un tueur en séries ayant tuait dix personnes d’âge et de sexe différent. Il leur avait rasé le crane et avait laissé une marque au fer rouge ayant la forme d’une tête de mort. Le récit me frappa et me rappela l’histoire que j’avais écrite la veille. Mon patron vit mon trouble et me demanda des explications. Quand celle-ci fut donnée, il se mit à rire de la coïncidence. Il me rassura en me disant de ne pas m’en faire pour ça. Il me demanda par la suite de passer la journée avec lui. J’acceptai car je n’avais pas le choix. Je ne voulais pas tomber dans les menaces. C’était si vite fait avec lui. Etrangement, grâce à lui, j’oubliais cette histoire troublante jusqu’au soir.

Le soir venu, je me remis à écrire sur ce livre la suite de mon histoire. J’inventais un inspecteur d’une quarantaine d’années aux cheveux blond, très belle homme et très musclé. Cet inspecteur, après une enquête des plus minutieuses dont je n’entrerais pas dans les détails réussi à arrêter le tueur en série. Celui-ci se retrouva emprisonné à vie jugé coupable de ses meurtres.

Le lendemain, aux informations, le coupable de ses horribles meurtres fut arrêté par un inspecteur ressemblant très portrait à celui de mon histoire. D’ailleurs, le coupable ressemblé également très fortement au personnage que j’avais créé. Je commençais à me poser de plus en plus des questions au sujet du livre que j’avais trouvé à la bibliothèque. Afin de voir si c’était bien à cause de ce livre qu’il y avait tant de ressemblance entre mon écrit et la réalité, je décidais d’écrire une histoire incluant des personnages, des êtres imaginaire, qui n’existe pas dans la réalité.

Je me mis donc à l’œuvre le soir même. J’inventais une histoire absurde d’extraterrestre ayant la forme physique de chien aillé dans un vaisseau en forme de patate. Ses extraterrestres avaient un dialecte étrange ou chaque mot étaient dit dans une langue différente. Cette histoire donc vous ne connaitrez pas le contenu était tellement absurde qu’il était impossible qu’il en parle aux infos le lendemain matin. Et pourtant, le lendemain, les informations parlaient bien de mon histoire absurde. Ce livre rendait donc tout ce qui était inscrit dedans réel. Cela commençait vraiment à me faire peur. Dans la panique, je fis un crime sans nom. Il y avait un feu de cheminé dans le salon. La criminelle que je suis a jeté le livre dans le feu. Une lumière intense se dégagea du feu.

Je me réveillais dans la bibliothèque là où j’avais trouvé le livre, le jour où je l’avais trouvé. Par curiosité, j’allais de nouveau voir là où j’avais trouvé le livre. Evidemment, le livre n’était plus là. Avais-je rêvé tout ce qui s’était passé ? Moi, j’ai mes propres convictions. Et vous, quel est votre avis ?

Quelque temps plus tard, mes collègues avaient raison, car mon patron me demanda en mariage. Je refusais à plusieurs reprises. Seulement, un jour, celui-ci ne me laissa pas le choix. Je devins donc sa femme par obligation. Même si il était très gentil et très doux avec moi, il restait horrible avec ses employer. Je regrettais fortement à ce moment-là le livre. Avec lui, j’aurais pu sans doute changer mon avenir. Mais j’ai fait un choix que je regrette atrocement aujourd’hui. Et vous, qu’auriez-vous fait à ma place ?

 

Publié dans Histoire courte

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