Tu es sa réincarnation !

Publié le par DEBOOSERE Isabelle

Tu es sa réincarnation !

 

Tapis dans l’ombre, dans un monde qui n’est pas le leur, trois démons surveillent de loin une jeune humaine. Ses trois démons sont le père et ses deux enfants.

 Le père s’appelle Adonis. Il a les cheveux longs noirs comme l’ébène, les yeux d’un rouge sang, le visage très fin. Physiquement, Adonis est plutôt musclé. Il porte à sa taille une lame qui semble des plus puissantes. Adonis est un démon très puissant par ses pouvoir, mais également un démon plutôt séduisant. Il est ce qu’on appelle un démon chien, car lorsqu’il désire déployer plus de pouvoir, il se transforme en un chien gigantesque et très puissant.

Sa fille s’appelle Ariane. Elle a les cheveux longs châtain claire, les yeux couleur rouge sang. Elle a la particularité d’avoir une queue de chien. Oui Ariane n’est pas un démon à part entière comme son père. Ariane est un demi-démon. Elle est le résultat d’une union entre un démon et une humaine. Elle a le visage fin et est une très belle femme. Elle porte à sa main une lance très puissante. Elle n’a cependant pas la capacité comme son père de se transformer.

Son fils s’appelle Matthias. Il a les cheveux courts et noir comme l’ébène. Il est musclé comme son père. Il a les yeux couleur noisette. Il a comme sa sœur une particularité car comme elle il est un demi-démon. Matthias possède des oreilles de chien. Il a le visage fin et il est très belle homme. Il porte à sa main un arc très puissant, mais comme sa sœur, il ne possède pas le pouvoir de se transformer.

 

Matthias : - Père, c’est elle ?

Ariane : - On l’aurait enfin trouvé ! Après toute ses années de recherche !

Adonis : - Oui, il semble que ce soit elle ! En tout cas tous correspond.

Matthias : - Enfin, mère !

Ariane : - On a trouvé sa réincarnation !

Adonis : - Ne vous emballé pas trop vite. Elle ne sait pas qui nous sommes. Il va sans doute falloir beaucoup de temps pour la convaincre que ce qu’on va lui dire est vrai !

Matthias : - Mais père, c’est notre mère qui nous a été si cruellement enlevé par ce monstre ! On veut pouvoir lui parler !

Adonis : - Ce n’est vraiment pas le moment pour des caprices. Je comprends très bien votre impatience. Je le suis moi-même de retrouver ma femme. Mais dites-vous bien qu’elle ne sait pas qui nous sommes. Je ne suis pas son mari et vous, vous n’êtes pas ses enfants. Il va falloir vous préparez au fait qu’elle puisse tout rejeter en bloc.

Ariane : - Mais nous sommes ses enfants. Elle va bien se souvenir de nous, non ?

Adonis : - Vous êtes ses enfants de l’une de ses vies précédentes, pas de sa vie présente.

Matthias : - Tu veux dire qu’après ses centaines d’années à la rechercher à travers un nombre incalculable de monde elle pourrait nous rejeter ! Je ne l’accepte pas.

Adonis : - C’est une très grande possibilité pourtant.

Ariane : - Que va-t-on faire si elle nous rejette ? L’accepter et repartir sans rien dire ?

Adonis : - Non, on va lui imposer notre présence. On va rester auprès d’elle qu’elle le veuille ou non. Quand je me suis marié avec elle il y a maintenant près de cinq-cents ans, je ne me suis pas marié seulement avec son corps mais également avec son âme. Je m’imposerais auprès d’elle quel que soit la direction que prenne son âme. Elle devra nous accepter nous ou notre histoire ou les deux.

Matthias : - Et on sera quoi pour elle ? Des amis ? De la famille ? De simple connaissance ?

Ariane : - Moi je m’en fiche royalement tant que je peux être auprès d’elle.

Adonis : - Il va falloir être patient avec elle. Ne pas lui faire peur, ne pas la faire fuir pour pouvoir rester à ses côté. Ça ne sera pas facile.

Matthias : - Maintenant que fait-on père ?

Adonis : - On va attendre qu’elle soit seule, de préférence chez elle. On ira à ce moment-là lui parler. Dans ce monde, les démons sont très rares, donc elle risque d’avoir très peur. Il faudra réussir à maitriser ses cries pour pas attirer l’attention. Mais il ne faudra pas non plus la blesser.

Ariane : - Et dire que c’est dans ce monde que l’on va devoir vivre maintenant !

Adonis : - Je ne vous ai jamais obligé à me suivre. C’est vous qui avez fait ce choix de partir avec moi à sa recherche. Après tout j’ai attendu que vous soyez assez grand pour vous débrouiller seul avant de me mettre à sa recherche.

Ariane : - Je sais et je ne regrette pas ce choix, seulement j’ai pris l’habitude des voyages et savoir que je vais la revoir m’angoisse fortement.

Matthias : - Comme nous tous ici présent petite sœur.

 

         Les démons se sont mis à surveiller et suivre cette jeune femme. Elle a à peine vingt et un ans depuis quelque jour. Elle a les cheveux longs, ondulé de couleur châtain clair. Elle a les yeux couleur noisette. C’est une femme très belle, douce, gentille et timide. Elle est entourée de beaucoup d’amis. La jeune femme s’appelle Elise.

Elise est sur le chemin du retour pour rentrer chez elle toujours sur la surveillance des trois démons. Mais ça, elle ne le sait pas. Alors qu’elle ouvre la porte de sa maison pour rentrer chez elle, car dans ceux monde seul les maisons de plus ou moins grande taille son des lieux habitable, les démons se jettent sur elle et ils pénètrent tous dans la maison. Afin d’éviter qu’Elise ne crie et n’ameute tous le quartier, Matthias pris soins de mettre sa main sur la bouche de la jeune femme pour qu’aucun son ne sorte.

 

Adonis : - C’est bon, on est à l’intérieur. On va pouvoir discuter tranquillement avec toi jeune demoiselle. On a des choses importantes à te dire. Il faut que tu nous écoute jusque au bout. Mon fils va te relâcher, mais je te préviens ne fuit pas et ne prévient personne. Si une seule personne nous dérange, je serais obligé de la tuer. M’as-tu bien compris ?

 

Elise terrorisé fait un signe qu’elle a bien compris ce que lui demandé ce démon devant elle. La seule chose qu’elle désire est fuir, mais elle a tellement peur qu’elle se trouve paralysé des membres.

 

Matthias : - Je peux la lâcher père ? Je n’aime pas trop tenir mère de cette façon.

Adonis : - Oui, tu peux la lâcher. Je pense qu’elle a compris. Dis-moi, comment t’appelles-tu ? Moi c’est Adonis, et voici ma fille Ariane et mon fils Matthias.

Elise tremblante : - Je m’appelle Elise. Que me voulez-vous ? Vous êtes quoi au juste ? Et pourquoi votre fils m’a appelé mère ?

Adonis : - Eh bien, que de question. Nous sommes des démons.

Elise : - Des démons ? Oh non pitié, ne me faite pas de mal !

Adonis : - Calme toi ! On ne te fera aucun mal. Si mon fils t’a appelé mère c’est parce que tu es la réincarnation de sa mère.

Elise : - Mais c’est impossible vous êtes des démons et moi je suis humaine. De plus je ne crois pas à la réincarnation !

Ariane : - Père, êtes-vous sûr que c’est bien elle ? Ne vaudrait-il pas mieux vérifier ?

Adonis : - Tu as raison. Il vaut mieux en être sûr.

 

         Adonis sortie de sa poche un talissement magnifique. Il l’approcha d’Elise en susurrant à celui-ci des mots incompréhensible pour la jeune femme. Le talissement réagit violement à celle-ci. Adonis sourit en voyant cela.

 

Matthias : - C’est bien elle ! C’est bien mère !

Ariane : - Sa réincarnation patate !

Matthias : - C’est pareil, on l’a enfin trouvé.

Adonis : - Oui, en effet. Votre mère, ma femme, est enfin là !

Elise : - Quoi ? Mais je ne suis pas votre femme ! Je ne comprends rien à ce que vous dites. Laissez-moi s’il vous plaît.

Adonis : - Elise, tu es la réincarnation de ma femme et de leur mère Elisabeth. C’est l’âme d’Elisabeth qui est en toi. Elisabeth est l’une de tes vies antérieures ! Lorsque je me suis marié avec elle il y a plus de cinq-cents ans, je me suis également marié avec son âme. Je me suis toujours promis à sa mort de la retrouver quel qu’en soit le prix.

Elise : - Mais je ne vous aime pas. Je ne vous veux pas dans ma vie !

Adonis : - Il faudra pourtant nous accepter. Nous ne comptons pas partir. Si tu ne nous veux pas en tant que mari ou enfant, tu devras nous accepter en tant qu’amis. On fera tout pour !

Elise : - Vous ne pouvez pas obliger des personnes à être amis !

Adonis : - Ma douce, on t’a cherché pendant plus de cinq-cents ans, crois-tu vraiment maintenant que l’on t’a trouvé que l’on va te laisser ?

Elise : - Non, sans doute que non ! Mais ça me fait peur !

Adonis : - Je sais, mais laisse-moi te raconter une histoire, notre histoire, d’accord.

Elise : - D’accord.

Adonis : - C’était il y a plus de cinq-cents ans, à cette époque j’étais un démon solitaire qui veillait à ce qu’aucuns individus démoniaques ne viennent sur mon territoire. J’avais d’ailleurs un voisin des plus cruels avec qui s’était la guerre. Les humains ne m’intéressaient pas. Si il y en avait un sur le chemin qui me barré la route, je le tuais. Un démon qui s’appelait Soma entra, un jour, dans mon territoire. Soma était ton ami, un ami très proche. Vous, enfin Elisabeth et Soma travailliez ensemble à soigner et protéger les humains de démon trop cruel. Lorsque je suis tombé face à lui, on s’est battu de façon très violente. Mais Elisabeth, toi, est apparu de nulle part, comme par enchantement. Tu es d’ailleurs son portrait craché. Je ne sais toujours pas pourquoi aujourd’hui cela m’avais troublé à ce point. Mais j’ai fui le combat. Mon cœur pour une raison obscure battait trop vite. J’ai eu un véritable coup de foudre pour Elisabeth. Tu sais, elle avait quelque pouvoir. Celui de soigner les gens par la magie. Cela était plutôt courant chez nous. Bref, pendant des jours, je me suis mis à la suivre partout où elle allait. Je voulais aller lui parler mais elle était toujours avec son ami Soma. J’étais jaloux de lui car contrairement à moi, il pouvait rester à ses côté. Un jour, Soma du partir pour des raisons personnel, des problèmes avec sa famille je crois. Elisabeth était enfin seul dans un petit village d’humain. Je suis allé lui parler. On a fait connaissance, on est devenu amis. Mais lorsque Soma revint, il lui expliqua que je l’avais violemment attaqué. Je lui fis mes plus plate excuse, moi un si puissant démon. Crois-moi, c’est quelque chose d’assez humiliant. Mais nous sommes quand même devenus amis au fil du temps, mais il en a fallu beaucoup car il était méfiant à mon égard. J’ai réussi avec du temps est de la patience à séduire Elisabeth. Je me souviens de notre premier baisé. Il était tellement doux, agréable. Je ne l’ai plus jamais quitté. Je l’ai épousé corps et âme. On a eu deux magnifique enfants ensemble. Soma était le parrain. Il était tellement content pour nous. J’avais tellement peur de la perdre qu’avec son accord je lui ai jeté un sort afin que son espérance de vie soit la même que la mienne. Elle avait accepté. Mais mon ennemie de toujours, lui, avait décidé de prendre mon territoire. Il s’en prit à mes enfants et à ma femme alors que j’étais absent. Soma les protégea au prix de sa vie malheureusement. Au moment où j’arrivais, il n’était plus. Je me souviens encore du cri de douleur d’Elisabeth à la mort de Soma. Mon ennemie, toujours vivant voulut s’en prendre à nouveau aux enfants. L’attaque fut si rapide que je n’avais pas le temps de me rendre comptes de ce qui se passé. Mes enfants étaient toujours vivants. Mais mon Elisabeth avait fait bouclier de son corps pour les protéger. Il avait tué ma femme. Fou de rage, je réussi à le tuer. Mais tu n’étais plus, enfin je veux dire Elisabeth. J’ai élevé mes enfants jusqu’à qu’ils soient grand. Mais je voulais absolument revoir mon Elisabeth. Je savais qu’il existait dans mon monde un talissement ou quand on reliait l’âme d’une personne à celui-ci, on pouvait retrouver la personne. Je suis donc partie à la recherche de ce talissement. J’ai mis dix ans pour le trouver. J’y ai relié l’âme d’Elisabeth. Nous avons dû passer de monde en monde avant de te trouver. Nous avons mis plusieurs centaines d’années avant d’y parvenir. Voilà, tu sais tout dans les grandes lignes.

Elise : - C’est une histoire bien triste et je peux comprendre vos recherches. Cependant, je ne suis pas Elisabeth. Je ne le serais jamais.

Adonis : - Tu es Elisabeth. Tu es sa réincarnation que tu le veilles ou pas. Nous resterons auprès de toi, c’est comme ça. Nous allons te laisser pour ce soir afin que tu puisses digérer tous ce que j’ai dits. Nous reviendrons demain.

Elise : - Vous reviendrez tous les jours ?

Adonis : - Pas forcément tous, mais chaque jour il y aura l’un d’entre nous auprès de toi.

Elise : - Je n’ai pas le choix je suppose.

Adonis : - Non mais nous pourrions être très bon amis si tu le voulais.

 

Les démons partent laissant seule Elise avec ses interrogations. Jour après jours, les démons sont de retour. Les semaines passèrent et de l’amitié naissent entre Elise et les démons. Au bout de cinq ans passés ensemble, aucun d’entre eux n’a l’idée de ne plus voir les autres. D’ailleurs lorsqu’Elise ne voyait pas un des démons pendant plusieurs jours, elle s’inquiétait pour celui-ci. Cependant, dans le cœur d’Elise un sentiment très fort était né envers Adonis mais elle refuse de le croire. Pourtant, Adonis sent les changements chez Elise. Il entendait depuis quelque temps le cœur de celle-ci s’emballer à chaque fois qu’il est dans les parages. Adonis est toujours amoureux comme au premier jour d’elle. Il fit tout pour la séduire jusqu’au jour où les deux s’embrasèrent. Adonis demanda la main d’Elise rapidement après celui-ci. Celle-ci accepta. Adonis se maria avec Elise et relia sa vie à la sienne grâce à un sort. Elise eu deux enfants, une fille et un garçon, d’Adonis. Ils vécurent heureux ensemble jusqu’à la fin de leur vie pendant plusieurs centaine d’années sans que personne ne viennent les empêcher de s’aimer. Elise était bien la réincarnation Elisabeth, l’âme sœur d’Adonis.

Publié dans Histoire courte

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