Une vie de chat

Publié le par DEBOOSERE Isabelle

Une vie de chat

 

Je rentre chez moi au petit matin par la chatière après une nuit éreintante à faire le tour de mon territoire. En effet, je surveille chaque nuit qu’il n’y ait pas d’intrus dans mon territoire. Je suis le chef de ce secteur. Personne n’a le d’être sur mon domaine sans mon autorisation, si cela se produit, garde à son matricule. Je le chasse de suite lui faisant comprendre qu’il ne doit pas revenir. C’est pour cela, au petit matin, je retourne chez mes premiers humains, ceux que j’ai rencontré les premiers. Je leur demande un petit câlin ainsi que mon petit pâté du matin. Les humains ont toujours cette sale manie de vous prendre dans les bras quand vous n’en avez pas envie. Alors on accepte rapidement mais on fait tout pour abréger le supplice. C’est nous qui décidons du quand et du comment on veut être pris dans les bras. Ce n’est quand même pas les humains qui vont décider pour nous. Une autre chose agaçante, c’est lorsqu’il nous parle comme si l’on était encore des chatons. Bon sang, parlez-nous comme aux chats adultes que nous sommes. Le pire c’est quand on est obligé de vous répondre afin de vous faire plaisir alors que vous ne nous comprenez pas ou à peine et vice versa. Mais bon parfois cela permet d’avoir des croquettes, du pâté ou des caresses en plus. Pour le chat que je suis, ça ne se refuse pas.

Bref, après avoir mangé, il est grand temps d’aller dormir un peu. Pour cela, je quitte mes humains d’origine et je vais voir d’autres humains dans le quartier qui me laisse entrer dans leur maison. Cela son beaucoup mieux, il me laisse tranquille, ne m’embête pratiquement pas et je peux dormir ou je veux dans la maison. Je dois avouer que les genoux sont les lieux les plus agréables. Mais il y a un petit problème. Je ne sais pas pourquoi mais il y a toujours un moment ou la personne à cette fâcheuse manie de bouger et de me virer pour faire quelque chose ailleurs ou pour manger. Ils ne peuvent pas attendre, je suis le roi du quartier après tout ! De plus je n’ai pas le droit de rester le soir dans la maison. C’est toujours pareil. On est bien installé, on ne veut pas partir. Alors pour nous décider à bouger, il sorte un truc qui envoie un liquide d’une puanteur je vous dis pas. Tiens, rien que d’y penser, j’en les poils qui se hérisse. De plus, à chaque fois qu’il y a envie de pipi ou autre il faut sortir. Evidemment, ils n’ont pas de toilettes adaptées. Mais bon, c’est le meilleur endroit pour dormir quand même.

Sinon, j’ai aussi mon lieu gastronomique. Là, je n’ai pas le droit de rentrer dans la maison. Mais j’ai droit à des gamelles. Je ne vous dis pas, je m’en mets plein la pence à chaque fois. Mais il y a tout de même un problème. C’est la concurrence avec les autres, car bien sur l’adresse et hyper connu. Mais bon, que ne ferais-je pas pour un bon repas.

Voilà ma petite vie de chat. Oui, je ne chasse pas. C’est trop fatigant ! Je leur demande tout le temps par un petit miaulement de ne pas s’enfuir, mais ses imbéciles se barrent tout le temps ! Je ne sais pas pourquoi ? Je ne dois s’en doute pas avoir la bonne méthode. Mais bon tant pis. Oh là ! Je papote, je papote, mais je dois y aller. C’est que j’ai ma ronde à faire moi. A plus tard !

Une vie de chat

Publié dans Histoire courte

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