Dangereuse colère

Publié le par DEBOOSERE Isabelle

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Je viens de mourir à l’instant. Cela fut brutal et inattendu. Je ne suis pas fautif dans ce drame. Mais le fautif, lui, s’en est sorti sans aucune égratignure. Ce monstre s’est même payé le luxe de me gueuler dessus alors que je me vidais de mon sang. Puis, il est parti comme si je n’avais rien. Les témoins, autour de moi, ne sont pas intervenu ! Lorsqu’ils ont décidé de se bouger le cul, il était, bien sûr, trop tard pour moi. Si vous saviez à quel point je suis en colère. Ce monstre m’a assassiné et a fait un délit de fuite. Il devrait donc être arrêté et condamné pour meurtre ou au moins non-assistance à personne en danger ! Mais lorsqu’il fut arrêté, il n’y eut aucune condamnation pour lui, juste une amande minable comme si ma vie ne valait rien ! Moi, qui étais devenue un esprit, était furieux ! A leurs yeux, ma vie ne vaut rien ! Forcément, ce type était d’une richesse extrême et d’une grande influence ! Que pouvait bien peser ma pauvre existence de pauvre à côté ! Le jour du verdict, j’étais tellement en colère que j’ai fait partir dans tous les sens tous les objets présents dans la pièce. Beaucoup ont cru que c’était un courant d’air ! Mais non, c’était moi ! Et je comptais bien continuer encore et encore. Mon but à présent, pourrir la vie de ce mec. Ma colère ne baissait plus. On était arrivé sur un point de non-retour.

J’ai, à partir de ce jour, harcelé ce type encore et encore. J’ai mis en désordre sa demeure chaque jour. J’ai fait exploser ses machines et ordis chaque semaine, chez lui et à son boulot. Je lui envoyais des objets à travers sa tronche de rat de façon régulière. En bref, je lui ai créé un enfer. Ma colère ne se calme pas et je ne peux trouver le repos. Alors je mène la vie infernale à ce monstre. Mais, à force, mon punching-ball s’est cassé. En effet, il a plongé dans une rivière et en est mort.

J’aurais dû à ce moment-là me sentir soulagé. Ma vengeance était faite ! Pourtant, aujourd’hui encore, ma colère est toujours aussi forte. Je m’acharne sur une personne pendant une semaine et je vais en voir une autre, et ainsi de suite. Je suis devenu le fantôme, aux files des années le plus craint de France ! Tout le monde a peur d’avoir à faire à ma colère. Personne n’est arrivé à me calmer. Et personne n’y arrivera ! Quant à ma prochaine victime, peut être que ça sera vous ! Ha ! Ha ! Ha !

Publié dans Histoire courte

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