Le pouvoir des dieux (Chapitre 3)

Publié le par DEBOOSERE Isabelle

Chapitre 3 : Souvenir douloureux
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Une semaine était passé depuis la rentrée et surtout depuis le combat avec les Wesens. Les courts se passait dans l’ensemble assez bien. Killian se débrouillait toujours pour être à côté d’Ariella en court au plus grand désespoir de Karine et aussi d’Éric qui n’aimait pas que ce démon se permette de coller sa sœur. 

Ariella se leva, ce matin-là, de bonne humeur. Elle avait passé une très bonne nuit et n’était pas à moitié endormie car elle ne s’était pas couchée trop tard. Non, cette fois ci, elle avait rejoint son délicieux lit à une heure raisonnable. Elle avait, en effet, finit, il y a deux jour, la série de roman qu’elle voulait absolument terminait. Elle descendit pour prendre le petit déjeuner.

Ariella : - Bonjour tout le monde ! Une nouvelle journée de court qui commence !

Éric : - Hum… Bonjour.

Ariella : - Quelque chose ne va pas ?

Florent : - Bonjour ma belle. Je crois qu’il n’a pas bien dormi.

Ariella : - Vraiment ? Tu as été victime d’une insomnie ?

Éric : - Hum… Oui.

Ariella : - Tu n’as pas de soucis au moins ! Rassure-moi !

Éric : - Hein ? Non, non ! C’est juste le marchand de sable qui m’a oublié cette nuit !

Roland taquin : - Mon fils a rencontré son âme sœur et celle-ci l’empêche de dormir ! C’est la seul raison possible ! Seulement, il ne veut pas l’avouer.

Florent : - Oh Éricouné est amoureux ! C’est trop mignon !

Éric : - Je ne suis pas amoureux !

Florent : - Allez ! Dis-nous comment elle s’appelle ?

Éric agacé : - Mais puisque je te dis que je n’ai personne !

Florent : - Allez, ne joue pas les cachetier !

Roland : - Même à ton papounet tu ne veux pas le dire ?

Éric commençant à s’énerver : - Il n’y a rien à dire puisque je n’aime personne !

Ariella : - C’est bon, laissez le tranquille ! Il n’a personne !

Roland : - Qu’en sais-tu ? Il cache peut-être très bien son jeu !

Ariella : - Ben, à moins que ce soit moi, ce qui est impossible vu que je suis sa sœur, comme il me colle tout le temps, je ne vois pas où il trouverait le temps.

Éric : - Ça t’embête que je sois avec toi ?

Ariella : - Bien sûr que non. Mais toi qui me reproche sans cesse de m’isoler et de ne pas me faire assez d’amis, tu fais la même chose en restant avec moi.

Éric : - C’est juste que je n’aime pas les zigotos qui te tourne autour !

Ariella : - Je sais. C’est pour ça que je ne dis rien. Le fait d’être avec moi te rassure, et moi, ça ne me dérange pas. Au contraire, c’est agréable de passer du temps avec les gens que l’on aime.

Roland : - Jusqu’à ce que vous vous disputiez ! Éric, tu devrais laisser ta sœur se débrouiller ! C’est une grande fille tu sais.

Éric : - Je m’inquiète, c’est tout !

Roland : - Je sais, mais tu risques de l’étouffer à force !

Florent : - Laisse tomber papa ! Il reste à côté d’Ariella car il sait qu’il n’a aucune chance avec les filles du lycée !

Éric : - Pardon ! Répète ce que tu viens de dire ! Je suis un plus grand séducteur que toi je te signale !

Florent : - Ben voyons !

Roland : - Les garçons, s’il vous plait !

Ariella : - En plus c’est faux ! Il y a plein de filles qui le matte. Seulement, elle n’ose pas venir car tu restes avec moi Éric.

Éric : - Ha ! Tu vois que je suis un séducteur ! Crétin !

Florent moqueur : - Si tu le dis !

Roland : - Irrécupérable ! Éric, pour ta sœur ?

Éric : - C’est bon, j’ai compris ! Je te laisserai plus tranquille petite sœur.

Ariella : - Au moins, cette discussion a permis de bien te réveiller !

Éric sourit à sa sœur. Le reste du petit déjeuné se fit en silence. Puis, se fut vite l’heure de partir au boulot ou au lycée pour la famille.

Éric et Ariella arrivèrent au lycée peu de temps avant que les courts ne commencent. En effet, Éric s’était arrêté en chemin sous le faux prétexte d’avoir oublié quelque chose à la maison.

Éric s’arrêtant : - Oh, non !

Ariella : - Un problème ?

Éric : - Eu, oui. Je suis désolé. Je suis vraiment tête en l’aire ce matin ! Je viens de m’apercevoir que j’ai oublié mon livre de math et celui de français.

Ariella décoiffant gentiment Éric : - Bravo tête de linotte ! Allez, dépêche-toi d’aller les chercher. Je t’attends !

Éric : - Tu es sûr ?

Ariella : - Si tu te dépêches, oui !

Éric : - Merci, tu es la meilleur ! Je fais vite ! Si je mets trop de temps, va au lycée sans moi. Je ne veux pas que tu sois en retard par ma faute !

Ariella : - Oui ! Allez dépêche !

Éric partit rapidement. Ariella avait bien voulu l’attendre même si elle savait que la vrai raison était la présence d’un ou plusieurs Wesens dans les parage. Il ne mit pas trop de temps avant de revenir, ce qui fit conclure à Ariella que ses Wesens étaient plutôt faible, mais assez de temps pour arriver juste au lycée. Lorsqu’ils arrivèrent, Léon se dirigea directement vers Ariella.

Léon : - Salut Ariella ! Tu arrives bien tard ce matin. Tu as eu un problème ? Tu vas bien au moins ?

Ariella : - Salut ! Non, rien de grave. Oui, je vais bien. Ne t’inquiète pas.

Léon : - Tant mieux alors !

Éric : - Bonjour, moi aussi je vais bien !

Léon : - Je ne m’intéresse pas trop à toi en fait !

Éric : - Oui, j’avais remarqué.

Léon : - Pourquoi ce retard par rapport à d’habitude.

Éric : - Ça ne te regarde pas ! Et puis, ce n’est pas comme si on était en retard pour les courts.

Ariella : - Éric a été victime d’une insomnie cette nuit. Du coup, l’esprit pas très réveillé, il a oublié certaines de ses affaires, un bouquin de math et de français je crois. Il est allé les récupérer et moi, je l’ai attendu. Voilà, tu sais tout. Rien d’extraordinaire en somme.

Léon regardant Éric : - En gros, c’est ta faute !

Éric surjouant : - Oh, excusez-moi très chère de ne pas vous avoir laissé assez de temps pour pouvoir draguer ma petite sœur !

Léon rougissant fortement : - Quoi ! Mais je ne la drague pas ! Je veux juste être son ami !

Éric : - Juste ami !? Ben voyons !

Alors que Léon rougissait de plus en plus sous le regard amusé d’Éric et compatissant d’Ariella, la cloche sonna le début des court. Léon partit rapidement vers sa salle répétant qu’il ne voulait être qu’ami avec sa sœur.

Ariella : - Tu étais obligé ?

Éric : - Qu’il te drague s’il le veut, mais pas devant moi ! Je peux faire certain effort, mais j’ai mes limites !

Ariella soupira se disant qu’elle ne pourrait sans doute jamais le changer. Il se séparèrent tous les deux pour aller chacun à leur court. Elle alla à sa place et retrouva rapidement Killian qui s’installa à ses côté comme toujours. Les courts passèrent jusqu’à la pause de dix heure. Ariella sortie alors de ses deux heures de math avec des équations plein la tête. Killian voulait la suivre, mais en fut empêché par un camarade bavard qui voulait absolument lui parler d’un problème sur un jeu vidéo. Alors qu’Ariella marchait dans le couloir, elle se fit violement bousculer par Karine, et une de ses copines lui fit juste après un croche pied.

Ariella perdit alors l’équilibre et s’étala de tout son long. Évidemment, son sac s’ouvrit et ses affaires sortirent de celui-ci. Avec le monde dans le couloir qui ne faisait attention à rien, Ariella se faisait encore plus bousculer sans parler des gens qui tapé dans ses affaires les répandant un peu plus dans le couloir.

Karine et ses copines s’esclaffèrent du malheurs d’Ariella.

Karine se moquant : - Et bien, on ne sait pas tenir sur ses jambes ! Ah ! Ah !

Ariella tentant de maitriser sa colère : - Difficile de garder l’équilibre quand une personne vous bouscule et qu’une autre vous fait un croche pied !

Karine : - M’accuserais-tu de ta maladresse ?

Ariella essayant de récupérer ses affaires : - C’est ça, fait ta maline ! Que t’ai-je fait pour mériter ça ?

Karine donnant un violant coup de pied dans les côtes d’Ariella : - Tu ne sais pas salle pute ! Je vais te remettre à ta place moi !

Ariella était à terre le souffle coupait. Elle se tenait ses côtes plus que douloureuse. Alors que Karine allait lui remettre un nouveau coup puissant, quelqu’un la tira violement en arrière. Ariella voulut relever la tête pour savoir de qui il s’agissait, mais la douleur troublé sa vue. Cependant, elle savait qu’il y avait un attroupement de curieux qui s’était arrêté autour d’eux pour voir le spectacle.

Vincent : - Je déteste les pestes dans ton genre ! Oser s’en prendre à quelqu’un qui est déjà à terre, il n’y a rien de plus lâche !

Karine : - Vincent ! C’est cette pute qui a commencé !

Vincent : - Tu devrais te regarder dans un miroir et là tu aurais un bonne aperçut de ce qu’est une pute.

Karine avec colère : - PARDON ! QU’AS-TU DIT ?

Vincent : - La vérité ! Ce n’est pas parce que Killian se fou totalement de ta petite personne, ce que je peux comprendre, qu’il faut t’en prendre aux filles avec qui il parle plus ! Ce n’est pas la première fois ! Je le sais très bien ! Être populaire ne te donne pas tous les droits !

Karine rouge de colère, voyant l’attroupement et sachant qu’elle ne gagnerait pas contre Vincent, s’en alla en murmurant un « on n’en restera pas là ! Sois en sûr ! ». Vincent regarda la foule en colère.

Vincent : - BANDE D’ABRUTI ! VOUS N’AVEZ RIEN D’AUTRE A FAIRE QUE DE MATER !

La foule qui s’était agglutiné se dispersa rapidement effrayé par la colère de Vincent. Lui, se baissa et ramassa les affaires d’Ariella qu’il lui tendit pour qu’elle les mette dans son sac.

Vincent : - Ça va ? Tu devrais peut-être aller à l’infirmerie !

Ariella reprenant son souffle : - Non, ça va aller. Merci beaucoup pour ton aide.

Vincent lui tendant la mains pour l’aider à se relever : - Ce n’est rien. En fait, je déteste les filles qui se croient être le nombril du monde. Je trouve ses personnes insupportable et Karine en est le parfait exemple. Tu es sûr pour l’infirmerie. Tu sembles avoir du mal pour respirer.

Ariella : - Ça va allez. Ne t’inquiète pas.

Vincent moqueur : - Tu as peur des piqure ? Ou des infirmière ?

Ariella : - Hein !? Non, non, c’est juste que j’ai passé beaucoup de temps dans les hôpitaux étant plus jeune. Alors je dois t’avouer qu’aujourd’hui, j’évite au maximum les blouses blanche quand je peux.

Vincent : - Que t’est-il arrivé pour avoir eu un long séjour dans les hôpitaux ?

Ariella : - Rien qui ne te regarde !

Vincent : - Désolé, mais tu en as trop dit ma mignonne ! Je veux savoir !

Ariella : - La seule chose que je peux te dire, c’est que j’ai eu un grave accident. Je ne peux pas t’en dire plus car ça a été un traumatisme pour moi et que je suis incapable, ou très difficilement, de poser des mots dessus.

Vincent : - Je vois. Tu m’en parleras quand tu seras prête.

Ariella : - Hum, j’en doute !

Vincent : - On verra bien. En tout cas, tu as repris des couleurs !

Ariella : - Oui, c’est encore très douloureux mais ça va quand même mieux.

Vincent : - Vu ce qu’elle t’a mis, tu auras surement des bleus. Tu devrais peut-être prévenir ton frère.

Ariella : - Je pense que je vais éviter. Vu le caractère des membres de ma famille, si je leur en parle, je vais me retrouver dans un hôpital avec tout une batterie de test. Et j’aimerais éviter ça !

Vincent : - Je comprends, mais ne garde pas ça pour toi si jamais tu souffres ou si cette garce s’en prend de nouveau à toi. Je suis intervenu aujourd’hui, mais je ne serais pas toujours ton garde du corps la miss.

Ariella : - Tu as raison. Je vais y réfléchir.

Vincent : - Bien, bon, je te laisse.

Vincent laissa Ariella tandis que celle-ci se rendit dans la cour. Elle téléphona à sa meilleur amis qui fut scandalisé par ce qu’elle lui racontait et imaginait toute sort de torture à faire subir à cette Karine. Cela amusa Ariella qui retrouva rapidement son sourire. La pause fini, trop vite à son gout, elle raccrocha et se dirigea vers son prochain court, celui de français donné par le professeur Fallen.

Alors qu’elle arrivait devant la salle en question, elle vit Killian hurler sur Karine et celle-ci était en larme. En s’approchant, elle entendit la fin de leur conversation.

Killian : - Ne t’approche plus d’elle ! C’est compris !

Karine : - Mais, Killian, je ne comprends pas de quoi tu parles !

Killian : - Ne fait pas l’innocente ! Vincent m’a tout raconter !

Karine : - Tu ne vois pas que cette pute essaye de nous séparer !

Killian : - Je t’interdis de l’insulter ! Nous ne sommes pas ensemble et ne le serons jamais ! Tu m’entends !

Karine : - Mais mon amour !

Killian : - Ça suffit !

Killian en rage vit Ariella. Il attrapa sa main et entra dans la salle de court. Karine fusilla du regard Ariella. Elle entra elle aussi pour se mettre à sa place. Elle essuya rapidement ses larmes.

Killian : - Vincent m’a tout raconter. Est-ce que ça va tes blessures ?

Ariella : - C’est encore douloureux, mais ça va.

Killian : - Tu es sûr ?

Ariella : - Oui. Tu devrais peut-être arrêter de te mettre à côté de moi et arrêter de me parler, ça évitera les coups de sang de Karine.

Killian : - Et jouer le jeu de cette peste ! Surement pas ! Je suis avec qui j’ai envie d’être ! Ce n’est pas elle qui décide ! Bref, si ça te fait trop mal, on ira à l’infirmerie.

Ariella ne répondit pas à Killian. Le professeur, monsieur Fallen, entra dans la salle. Il salua ses élèves et le court commença. Ils étudiaient des textes relatant des catastrophes tels que des naufrages, des accidents de trains ou encore d’avions. C’était souvent des articles provenant de différents journaux. Ils étudiaient les différents style des journalistes qui relater ce genre d’information. Les deux heures passèrent rapidement. Avant la fin du court, le professeur donna un devoir aux élèves.

Monsieur Fallen : - Bon, nous avons vu au court des derniers court beaucoup de catastrophe, d’accident, raconter par les journalistes. Mais, nous n’avons vu que peu de témoignage de victimes survivante, bien entendu. Alors j’aimerais que pour la semaine prochaine, vous m’imaginiez le témoignage d’une victimes, son histoire lors d’une de ses catastrophes, son ressentit, bref son témoignage avec le plus de détail possible. Mais comme je ne le veux pas sur n’importe quel événement que l’on a vu jusqu’à présent, je vais vous demander de le faire sur le naufrage du bateau de croisière « Beau rivage ».

En entendant le nom du bateau, le visage d’Ariella pallie fortement d’un seul coup. Killian tourna son regard sur elle et s’aperçut de son brusque changement de couleur sans pour autant en connaitre la raison. Le professeur continuait son explication.

Monsieur Fallen : - Vous avez tous entendu parler de cette catastrophe qui s’est produit il y a dix ans ?

Tous les élèves répondirent oui, sauf Ariella qui se contenta d’un signe de tête pour dire oui. Killian l’observant avec attention s’inquiéta fortement pour elle.

Monsieur Fallen : - Bien, alors je veux dans ses lignes une histoire qui tiens la route. Je veux en lisant vos copies me croire sur ce bateau faisant naufrage. Donc resté réaliste dans vos propos. Ce devoir sera noté, alors faites-le avec sérieux ! Je veux que ça face au minimum une copie double. Je vous demanderais de ne pas tricher en écrivant en gros. Je veux se devoir pour lundi prochain sans faute !

La sonnerie retentie. Il était à présent l’heure de déjeuner. Les élèves rangèrent leur affaire, dirent au revoir au professeur avant de foncer vers la cantine, comme s’ils n’avaient pas mangé depuis quinze jours. Ariella sortie de la salle sans un mot toujours aussi pale.

Killian : - Tu vas bien ? Tu es toutes pale !

Ariella accélérant le pas : - Oui ça va.

Killian : - He ! Attends-moi ! Ou vas-tu ? Ce n’est pas la direction de la cantine ?

Ariella : - Au toilette ! Tu ne vas pas venir avec moi dedans ?

Killian : - Je te suis !

Ariella : - Quoi !?

Killian : - Je veux déjeuner avec toi, et puis, pale comme tu es, si tu fais un malaise, je pourrais prévenir !

Ariella : - Si ça t’amuse ! Temps que tu ne rentres pas à l’intérieur.

Killian : - Mais non, je vais juste t’attendre.

Ariella entra au toilette, Killian l’attendant dehors. C’est alors qu’arriva Éric dans les parages. Killian, inquiet en voyant la pâleur d’Ariella en sortant du court de français, décida la mort dans l’âme d’interpeler Éric. En effet, il n’était pas encore assez proche d’Ariella pour que la demoiselle veuille bien se confier à lui. Il était persuadé que cela concerné Karine et le problème qu’il y avait eu un peu plus tôt. Il n’aimait pas du tout Éric par le fait qu’il soit un ange, mais savait l’amour profond que celui-ci avait pour sa sœur. Il avait peur pour la santé d’Ariella.

Éric : - Qu’est-ce qu’il y a l’affreux ? Pourquoi tu m’appelles ? D’ailleurs, que fais-tu devant les toilettes des filles ?

Killian : - J’attends Ariella pour que l’on déjeune ensemble.

Éric : - Si je comprends bien, tu vas nous squatter ! Tu comptes me provoquer avant pour me sortir de mes gonds petit démon ?

Killian : - Non je veux te parler sérieusement.

Éric méfiant : - Et puis-je savoir de quoi tu veux me parler exactement ?

Killian : - Il y a eu un problème ce matin et ça concerne Ariella.

Éric inquiet : - Un problème ?

Killian : - Oui, et j’aimerai te prévenir car je ne suis pas sûr qu’elle te le dise et comme je m’inquiète pour elle.

Éric : - Arrête de tourner autour du pot ! Je t’écoute.

Killian raconta tout ce que Vincent lui avait raconté, l’acharnement de Karine sur Ariella. Éric était fou de colère. Il insultait cette fille de tous les noms plus grossier les uns que les autres. Killian rigolait intérieurement de voir que les anges pouvaient être aussi crue dans leur paroles que les démons. Si on regardait bien, hormis leur formes pour les transformations et leur nature dans les pouvoirs, ils n’étaient pas si différents que ça. Killian se rendant compte de ce qu’il pensait secoua fortement la tête pour en sortir ses mauvaises pensé. Les anges étaient l’ennemie, il ne fallait pas l’oublier. D’un regard extérieur, on pourrait le prendre pour un fou. Heureusement pour lui, Éric était trop occupé à insulter Karine pour s’apercevoir de quoique ce soit.

Ariella, elle, avait envoyé un message à Stéphanie pour lui raconter le devoir demandé par le professeur Fallen et dire sa peur par rapport au souvenir du bateau « Beau rivage ». Elle pleurait à chaude larmes. C’était un cauchemar, une horreur, un traumatisme qui était encore aujourd’hui encré en elle. Elle se souvenait. Oui, elle se souvenait beaucoup trop de ce jour funeste. Stéphanie essayait de la rassurer sans succès. Stéphanie pensait que cela serait un bon exercice pour accepter ou du moins aller de l’avant. Cela faisait dix ans, mais dans sa mémoire, c’est comme si tout cela ne s’était déroulé que la veille. Ariella essaya de se calmer. Elle laissa Stéphanie tranquille pour que celle-ci puisse déjeuner en paix en lui promettant de l’appeler dès la fin de la journée pour en parler. Une fois calmé, elle sortit de la cabine des toilettes dans laquelle elle s’était enfermée. Elle alla au lavabo pour se lavait les mains et en profita pour se rafraîchir un peu. En effet, elle avait les yeux rouge du fait qu’elle avait pleuré. Ne pouvant rester enfermer sachant qu’on l’attendait dehors, elle décida de sortir des toilettes.

En sortant, elle se figea en voyant son frère en rage. Les garçons, eux, la regardèrent se rendant vite compte qu’elle avait pleuré. Éric prit immédiatement sa sœur dans ses bras. Killian était peiné de voir la demoiselle dans cette état. Cela le mettait encore plus en colère contre Karine.

Éric : - Ça va ma belle ? Killian ma raconté. Je n’y crois pas de devoir remercier ce foutu Vincent de t’avoir aidé. Tu as mal ? Tu veux aller à l’infirmerie ?

Ariella répondit avec un signe de tête qu’elle n’avait pas mal et pas envie d’aller à l’infirmerie. En fait, elle n’avait même plus pensé au coup que Karine lui avait donné. Éric proposa à Ariella d’aller manger à la cantine. Ariella n’avait pas faim mais suivit quand même le mouvement. Ils firent la queue pour se servir dans le self. Il y avait beaucoup de monde et peu de place. Les places qui restaient était rare. Killian trouva deux place libre et lassa, à contre cœur, Éric et Ariella s’assoir ensemble afin qu’elle puisse se confier à son frère. Il alla s’assoir un peu plus loin manger en surveillant du coin de l’œil Ariella et Éric.

Éric : - Tu veux parler ?

Ariella : - Parler de quoi ?

Éric : - Du pourquoi tu pleurais au toilette.

Ariella ne répondit rien. Elle resta le nez plongé dans son assiette à jouer avec la nourriture avec la fourchette. Son comportement fit soupirer Éric. Il s’inquiétait beaucoup pour sa sœur.

Éric : - Écoute, je ne peux pas t’aider si tu ne me dis rien !

Ariella : - …

Éric : - Cette peste ! Elle t’a plus atteint que ce que tu veux laisser croire !

Ariella : - De quoi tu parles ?

Éric : - Du l’altercation qu’il y a eu entre toi et Karine !

Ariella : - Ça ! C’est déjà oublier ! Ça n’a rien à voir !

Éric : - Alors dit moi quelle est le problème ? Tu sembles tellement triste !

Ariella : - Non, je ne veux pas ! Du moins pas ici !

Éric : - Pourquoi ?

Ariella : - Trop d’oreille indiscret qui pourrait écouter !

Éric : - Tu désires en parler plutôt à la maison ?

Ariella : - Si possible, oui.

Éric : - Tu ne veux pas me donner un indice pour que je ne me fasse pas trop de cheveux blanc.

Ariella soupira et murmura : - « Beau rivage ».

Éric se figea en entendant ses deux mots. Il s’avait que c’était des mots qu’il ne fallait pas dire en présence d’Ariella pour le traumatisme que cela pouvait provoquer ou faire ressurgir en elle.

Éric : - Pourquoi ses mots ? Pourquoi cela revient maintenant ?

Ariella : - En français, avec Monsieur Fallen, on a étudié des récits de journaliste sur divers catastrophe.

Éric : - Et « ce » drame là aussi du coup ?

Ariella : - Si ce n’était que ça, je ne serais pas dans cette état-là. Enfin je pense.

Éric : - C’est toi qui le dis ! On ne peut parler de ça sans que tu nous fasses une grosse déprime ! Ce n’est pas un reproche. Je sais que ça a été une énorme épreuve. Mais je pensais qu’avec le temps, ça serait moins dure d’y faire référence.

Ariella : - Ou peut être que je suis faible !

Éric : - Ne dit pas ça ! Tu n’es pas faible ! Bien au contraire ! Pourquoi, du coup ?

Ariella : - On doit se mettre à la place d’une de ses victimes et raconter, ou plutôt imaginer du coup, notre vécu dans cette catastrophe ! Ce n’est juste pas possible !

Éric : - Parce que tu l’as vécu ?

Ariella : - Je n’y arriverais pas !

Éric : - Bien sûr que si ! Tu nous as déjà raconté ton histoire !

Ariella : - J’ai mis je ne sais pas combien de temps et je pleurais comme une madeleine !

֤Éric : - Mais là, ce ne sera pas à l’oral n’est-ce pas ?

Ariella : - Non, pourquoi ?

Éric : - Ça sera peut-être plus facile à l’écrit ?

Ariella : - Peut-être, mais je ne tiens pas à replonger dans ce cauchemar !

Éric : - Je comprends, mais ça pourrait être un bonne exercice pour que tu acceptes ce qui s’est passé ce jour-là. En tout cas, je pense que c’est ce que t’aurait dit la psy. Et puis, tu peux toujours compter sur ta famille pour t’épauler !

Ariella : - Tu as sans doute raison.

Éric : - Allé, essaye de manger un peu.

Ariella : - Je n’ai pas faim !

Éric : - Je sais, mais essaie !

Ariella mangea sans appétit. Même si s’était peu, Éric était au moins sûr qu’elle avait quelque chose dans l’estomac. Au vu de l’état de sa sœur, il préféra rester auprès d’elle. Celle-ci resta silencieuse auprès de son frère. Personne ne vint les embêter. En effet, ayant compris le mal-être d’Ariella, Killian, Vincent et Léon veillaient à ce que la bande de Karine ne s’approche pas d’elle. Le meilleurs moyen étant de passer du temps avec ladite Karine pour son plus grand bonheur. Ariella fut tranquille toute la fin de journée. Après les court, Éric raconta tout à son père ainsi qu’à son frère que ce soit pour Karine comme pour le devoir demandé par le professeur de français. Ariella resta dans le mutisme toute la soirée ainsi que le jour suivant, sauf si on l’interrogé lors d’un court.

Le mercredi matin se passa de la même façon. Karine était heureuse pensant avoir réussi son coup. Killian s’inquiétait pour Ariella. Elle partit du lycée directement après les courts répondant à peine quand on venait la voir. Elle décida de se défouler le mercredi après-midi en allant faire un footing. Elle alla se préparer et pris avec elle Bella et Alfa. Elle avait besoin de courir, de penser à autre chose. Son frère, inquiet pour elle, laissa Ariella partir. Même si Bella et Alfa étaient avec elle, il préféra tout de même la suivre discrètement, juste au cas où.

Elle courait encore et encore passant par différent quartier, au bord de la mer, car oui, Béralivia était une ville au bord de la mer. À certains endroit, elle était accessible facilement, a d’autre, une falaise la dominer de plusieurs mètre. Ariella arriva à une colline ou les maison était d’un côté et du côté de la mer se multiplier des arbres. Il existait à cette endroit un chemin qui amener au bord de la falaise. Ariella prit celui-ci. Lorsqu’elle vit le bord, elle décida de s’approcher très près du vide, sortant du chemin et regarda l’horizon perdu dans ses pensé. Alfa et Bella restait à ses côté à la surveiller. La jeune femme sentit soudain quelqu’un la prendre par la taille et la tirer en arrière. Celle-ci cria de surprise et se débâtit. Elle bascula en arrière avec la personne qui la tenait et tombèrent tous les deux sur le sol.

Killian : - Du calme ! Ce n’est que moi ! Killian !

Ariella : - Killian !? Que fais-tu là ?

Léon essoufflé : - Je peux savoir ce qui t’a pris de partir comme un dératé comme ça ? Ariella !? Pourquoi Ariella est dans tes bras ?

Vincent arrivant plus tranquillement : - Au moins ça explique son départ précipité !

Killian : - Du calme Léon. Je t’ai vu Ariella courir. Je n’habite pas loin dans le quartier. Comme je t’ai vu aller vers la falaise et qu’en ce moment tu n’étais pas très bien…

Ariella : - Attends ! Tu as cru que je voulais me suicider ?

Killian : - Ben, tu étais très proche du vide !

Vincent : - Et tu as attrapé la demoiselle pour l’éloigner du vide et toi tu t’es débattu et vous êtes tombé tous les deux par terre. C’est ça ?

Ariella et Killian : - Oui

Léon inquiet : - Tu voulais mettre fin à tes jours ?

Ariella : - Quoi ! Bien sûr que non ! Si ça avait était le cas, je n’aurais pas pris Bella et Alfa avec moi !

Vincent : - Pourquoi t’être mis si près du bord alors ?

Ariella : - Je ne voulais pas vous faire peur ! Je fais toujours ça au bord d’une falaise. Voir juste l’eau et l’horizon me permet de penser plus en paix ! Ma famille n’aime pas non plus quand je fais ça.

Killian : - C’est à cause de Karine ?

Ariella : - Non, rien à voir ! Je m’en fiche totalement d’elle !

Léon : - Alors dis-nous de quoi il s’agit ! On s’inquiète nous !

Ariella : - Je ne peux pas.

Killian : - Pourquoi ? Tu ne nous fais pas confiance ?

Ariella : - Ce n’est pas une question de confiance. C’est juste que je n’arrive pas à faire sortir les mots. Je ne peux pas raconter sans m’effondrer en larme.

Vincent : - Explique nous en prenant ton temps alors. On ne te jugera pas !

Léon : - Eh ben ! Où est passé Vincent ?

Vincent : - Pardon ?

Léon : - Tu es tout gentil ! C’est mignon !

Vincent agacé : - Si tu t’en prends une, tu me trouveras toujours mignons ?

Léon : - C’est bon ! Ne t’énerve pas ! Je te taquine juste.

Killian prenant dans ses mains les mains d’Ariella : - Ignore ses deux-là ! Vas-y explique moi ! Je t’écoute.

Le silence se fit autour d’Ariella. Celle-ci pris une grande inspiration et commença son récit.

Ariella : - Je suis dans cette état à cause du devoir que nous a demandé le professeur Fallen.

Killian : - L’écrit que l’on doit faire par rapport au naufrage du bateau « Beau rivage » ?

Ariella : - Oui.

Killian : - Je ne vois pas bien le lien !

Ariella : - Cette accident s’est produit il y a un peu plus de dix ans. Je n’aurais pas à inventé le récit d’un rescapé pour la simple et bonne raison que j’ai vécu cette catastrophe.

Léon : - Quoi !? Tu étais dans le bateau ?

Ariella : - Oui, et j’y ai tout perdu. On avait pour habitude pour notre famille à ce moment-là de proposer une destination pour les vacances. Je n’avais que six ans et je ne sais pourquoi je proposais toujours une croisière. C’est quelque chose dont je rêvais. Mais notre famille n’avait pas forcément les moyens de se l’offrir. Je savais par avance que ce serait non. Mais je rêvais quand même. Mais le meilleur ami de mon père, connaissant mon envie, nous paya un voyage sur le bateau « Beau rivage ». J’étais tellement contente lorsque l’on me l’a dit. Mon père ne voulait pas au début accepter cette offre. Mais, il a fini par céder face à l’insistance de son meilleur ami. La femme de celui-ci avait aussi envie d’une croisière et décida de nous accompagner dans ce voyage, alors que son mari et ses fils partaient en camping entre homme. Ils ne se doutaient pas de ce qui allait se produire. S’il avait seulement pu se douter de la suite, il se serait abstenu de cette offre généreuse car sa femme ne s’en est pas sortie non plus.

Vincent : - Cette homme, est-ce celui qui t’a adopté ?

Ariella : - Oui, en effet, c’est lui. Il s’en est toujours voulu et il s’est promis de tout faire pour que je sois heureuse malgré ce drame. Il ne s’est jamais remarié depuis. Il a des aventures, mais jamais rien de sérieux. Il a toujours sa femme dans la peau. Même s’il le cache, je suis sûr qu’elle lui manque énormément. Ce qui est sûr, c’est que je ne pourrais jamais assez le remercier pour tout ce qu’il a fait pour moi.

Léon : - Il est devenu un repère important pour toi.

Ariella : - Oui, sans son aide à lui et à ses fils, je crois que je ne serais plus de ce monde depuis longtemps. Ils m’ont redonné le sourire et l’espoir, des choses que je ne pensais pas retrouver.

Killian : - Que s’est-il passé sur ce bateau ?

Ariella : - Oui, pardon. Le début de la croisière avec mes parents et ma grande sœur, Sarah, et la femme de mon père actuelle, Véronique, se sont passé comme dans un rêve. C’était magique ! On riait et s’amusait comme jamais. Mais cela n’a pas duré. Je me souviens encore de cette soirée-là. Il y avait du monde dans une salle faite pour danser, mais il n’y avait pas beaucoup d’enfant et je m’ennuyais beaucoup. Je n’étais pas la seul. En effet, ma sœur qui avait à ce moment-là dix-sept ans s’ennuyait autant. Elle a prévenu nos parents qu’on allait faire un tour sur le bateau. C’était une chaude nuit d’été. Je m’amusais avec ma grande sœur à lire dans les reflet de l’eau. Avec la brise qui soufflé, s’était vraiment agréable. Alors qu’il commençait à se faire tard, on décida d’aller se coucher. Alors qu’on arrivait à notre cabine, on sentit une violente secousse. On savait toute les deux que ce n’était pas bon signe du tout. Personne ne sait ce qui s’est produit ce soir-là. Les enquêteur n’ont pas pu dire, mais ce dont je suis sûr, c’est que ce n’était pas quelque chose de naturelle. Je suis sûr d’avoir entendu une explosion au même moment que la secousse. Je suis sûr que l’on s’est fait percuter par quelque chose ! Mais qui allait croire une enfant de six ans traumatisé. Lors de l’impact, notre premier réflexe à ma sœur et moi était de retrouver nos parent. Ce fut difficile. Je m’accrochais à la main de ma sœur Sarah. J’avais tellement peur. Tout le monde autour de nous paniquer. Combien de fois on a failli être séparé à cause des gens qui couraient dans tous les sens. Le bateau commençait à prendre l’eau car celui-ci commençait à pencher sur le côté droit et à se redresser. Quand on arriva sur place, on vit des débris impossible à déplacer bloquer la seule sortie de la salle. Moi, qui était petite, j’ai pu me glisser au plus près de la porte pour appeler mes parents et Véronique. Ils nous ont vite répondu. Ils nous sommet de partir nous mettre à l’abris le plus vite possible. Mais nous, on voulait les sauver. On se rendit vite compte que cela était impossible. Ma sœur me tira alors par la main pour que l’on s’enfuit. Je ne voulais pas, je voulais sortir mes parents de là. Elle s’était retournée vers moi les larmes dégoulinant sur ses joues. Elle ne voulait pas non plus, mais savait que l’on n’avait pas le choix. Elle avait compris que nos parent et Véronique étaient condamné. Ce fut la dernier fois que je les ai entendus. Le dernier jour de bonheur avec ma famille. Elle l’avait compris par leur voix. Moi, je ne l’ai compris que bien plus tard. Alors, pour me faire bouger, elle m’expliqua que notre seule chance était de trouver des secouristes pour les emmener là. Je savais qu’il fallait faire vite car l’eau entré déjà dans la salle. Bien sûr, on n’y arriva jamais. Près d’une centaine de personne sont morte noyer dans cette salle. Nous sommes partis avec ma sœur. On entendait des cris venant de partout ! Il y avait des gens blessé et mort. On peut dire ce que l’on veut, mais le bruit, les odeurs de sangs, de panique, les visions des cadavres sur le passage et quelque chose de très traumatisant sans parler de la peur de l’eau qui nous rattrape. Mais alors que l’on arrivait à la salle de restauration, le piano qui mettait l’ambiance lors des repas se mis à bouger et m’écrasa.

Léon : - Mais ce n’est pas accroché normalement pour pas que ça bouge ?

Ariella : - Si, mais le bateau coulant, les attaches n’ont pas tenu. Ma sœur réussi à me sortir de là, mais mes blessures était très grave. J’avais du mal à respirer et n’arrivait plus à bouger mes jambes. Sarah me sorti de la et me pris dans ses bras pour me sortir de là ! On arriva dans un lieu luxueux remplie de boutique. Soudain, j’ai entendu un bruit sourd venant d’au-dessus de nous. Un grand lustre formant comme une pointe se décrocha et tomba sur nous. Sarah me lança pour pas que je me le prenne. J’ai perdu connaissance quelque seconde, je crois. Quand j’ai repris connaissance, Sarah était au sol empalé par le lustre. Elle perdait beaucoup de sang. Cette odeur, cette peur dans ses yeux, je crois que jamais je ne l’oublierais. J’ai rampé jusqu’à elle et lui ai supplier de ne pas mourir. Mais sa blessure était trop grave. Même si on était proche de la côte et que les secouristes étaient sans doute déjà sur le bateau, ils leurs faudrait du temps pour venir jusqu’à nous, trop de temps. Sarah voulait que je parte, que je sauve ma vie. Mais trop gravement blessé, je n’avais plus la force de bouger. Je l’ai serré dans mes bras en larmes. Elle essaya de me rassurer et me dit qu’elle m’aimait. Elle mourra après ses quelques mots. Elle s’était vidée de son sang. Je ne voulais pas le croire et la supplier de se réveiller. Il y avait à ce moment-là un silence de mort qui contrasté avec le bruit immense qu’il y avait eu jusqu’à présent. L’eau montait et commençait à m’atteindre. À bout de force et blessé, j’ai perdu connaissance. Quand je me suis réveillé, j’étais à l’hôpital surveillait par mon père adoptif dont le chagrin se lisait sur son visage. Il m’a raconté que lorsque les secouristes m’ont trouvé, je ne voulais pas lâcher le corps de ma sœur. Bien sûr, je ne m’en souviens pas. J’ai perdu ma famille ce jour-là. D’ailleurs, plus de la moitié des personnes se trouvant sur ce bateau son mort. Certains de manière inexpliqué encore aujourd’hui car leur blessure ne correspondait à rien de connue. Voilà, vous savez tout. Ou du moins ce dont je me souviens.

Ariella avait fini son récit en larme. Elle avait eu du mal à tout raconter. Les garçons eux, était choqué. Léon se mis devant elle et essaya d’essuyer ses larmes. Cela provoqua une désagréable sensation dans le cœur de Killian. Il comprit immédiatement qu’il était jaloux de la proximité qu’il pouvait avoir entre Ariella et son demi-frère Léon.

Éric qui surveillait toujours sa sœur était d’un côté content qu’elle est réussi à en parler et de l’autre il aurait préféré qu’elle en parle à d’autre personne que des démons. Ariella regarda l’heure et fut inquiète de voir qu’il était si tard. Elle n’avait pas prévu de partir aussi longtemps. Ariella décida de rentrer chez elle.

Ariella : - Il faut que je rentre vite ! Je n’ai pas vu l’heure passer et je vais finir par être en retard pour mon court de chant ! De plus, j’en connais un qui vas s’inquiéter !

Les garçons lui proposèrent de la raccompagner lorsque que le téléphone de la jeune femme se mit à sonner. C’était son père, Roland, qui s’inquiétait. Elle lui expliqua tout et celui-ci décida de venir la chercher pour qu’elle ne soit pas en retard pour son court. . Elle lui dit ou elle se trouvait et attendit son père avec Vincent, Léon et Killian qui était resté avec elle. Éric, qui était responsable de l’appel de son père pour Ariella, s’en alla, retournant le plus vite possible à la maison.

Lorsque Roland arriva, elle remercia les garçons de l’avoir écouté et s’excusa pour les larmes. Ils se dirent à demain sous le regard sévère de Roland surtout lorsque Léon embrassa Ariella sur la joue. Il n’aimait pas que des démons approche à ce point sa fille. Cela ne plus pas non plus à Killian qui devenait de plus en plus jaloux comprenant les sentiments en train de naitre pour la jeune femme.

Tout le monde rentra chez soi. Ariella alla à son court de chant après être passé à la maison pour prendre une douche rapide. Le chant était pour elle un bon moyen de s’évader, comme la lecture. Elle appartenait à une troupe renommé dans le pays qui donné souvent des spectacles de chant et de danse. Le court se termina et la jeune femme rentra chez elle. Ariella, épuisé de sa journée du fait d’avoir dû se replonger dans ses cauchemars s’endormis dans un monde sans rêve. Malgré cette blessure encré en elle, elle se devait de continuer d’avancer, de vivre pour ceux qu’elle aimait, sa famille.

Publié dans Longue histoires

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