Meurtre senteur javel (Partie 1)

Publié le par DEBOOSERE Isabelle

Partie 1 : Découverte de l’horreur
Meurtre senteur javel (Partie 1)

Je sortais, comme tous les soirs depuis quelques jours, me balader avec le chien de la voisine, Mordart. Il était très gentil et doux. Ce chien n’avait qu’un seul défaut, il détestait littéralement les chats. Il ne pouvait s’empêcher d’en poursuivre un lorsqu’il l’avait en ligne de mire. Mordart était fort et puissant. Du coup, lorsqu’il pourchassé tout d’un coup un chat, je lâchais sa laisse. Comme il me surprenait à chaque fois, il m’échappait des mains et j’étais obligé à chaque fois de le poursuivre. Mais c’était vraiment le seul défaut de ce magnifique chien.

Un soir, alors que je revenais du parc avec Mordart. On rentra chez moi par de petites ruelles, ou il y avait moins de monde. Il est vrai que pour une jeune femme comme moi, allez dans ses ruelles désertes de nuit peut être vu comme une imprudence. Et quand on a une forte imagination comme moi, on peut s’imaginer se faire attaquer à chaque coin de rue. Ne vous inquiétez pas, ce ne fut pas le cas puisque que je vous raconte cette histoire. Alors que l’on avançait dans ses ruelles. Je perdis Mordart qui se mit à courir dans les rues.

Liliane : - MORDART ! Ce n’est pas vrai ! Il a dû sentir un chat dans les parages ! Je n’ai plus qu’à me mettre à courir pour le rattraper.

Je courus alors afin d’essayer de le rattraper. Je le vis, au loin, se faufiler dans une rue. J’y allais et vis un bon nombre de chats sortir de celle-ci suivit de près par Mordart.

Liliane : - Je te tiens mon gaillard ! J’aimerais que tu arrêtes de me faire courir partout dès que tu vois un chat. Bien que là, il y en avait vraiment beaucoup.

Par nature très curieuse, je pénétrais dans la ruelle non sans une pointe de crainte dû à ma trop grande imagination. Je fus prise tout d’un coup par une forte odeur des plus désagréable. Je m’avançais en direction de cette odeur qui me soulevait le cœur. En regardant bien, je vis le cadavre d’une pauvre femme dans un très triste état. Ne supportant plus l’odeur, je courus pour sortir de cette ruelle au plus vite. Je saisis mon téléphone. Mais avant de pouvoir appeler les autorités, je me mis à vomir tout ce que je pouvais avoir dans l’estomac. Cette odeur, c’était vraiment au-dessus de mes forces. Lorsque je pus enfin reprendre mes esprits, j’appelai les autorités et attendis gentiment leur arrivé.

La police arriva au bout d’une quinzaine de minutes. L’agent Courbat, que je connaissais bien vint me demander dans quelle circonstance, j’avais découvert le corps. Je lui expliquai tout alors que d’autres agents sécurisés la zone en attendant les experts scientifiques.

Liliane : - Du coup, en l’absence de mon frère, c’est vous qui vous occupez de poser ce genre de question ?

Agent Courbat : - Oui Mademoiselle Panapet. On est en effectif très réduit. Ça va aller ? Vous êtes très pâle. En même temps, je peux comprendre. Ce n’est vraiment pas beau à voir.

Liliane : - C’est surtout l’odeur que je ne supporte pas. Ça me rend malade.

Agent Courbat : - Vous voulez qu’on appelle une ambulance pour vous ?

Liliane : - Non. C’est gentil. Ce n’est pas à ce point-là non plus.

Le Commissaire Boulange arriva alors à ce moment-là sur la scène de crime. Je me demande bien ce qu’il va dire en me voyant. Il va encore dire que je l’ai fait exprès ou que c’est moi qu’il l’ait tué ou encore que je l’aie suivi. Là, ce n’est pas ma faute si cette affaire est venue à moi. L’agent Courbat alla le voir pour lui expliquer le peu de chose qu’il savait.

Commissaire Boulange : - Bonsoir Agent Courbat. Qu’avons-nous là ?

Agent Courbat : - Une jeune femme nue trouvait dans cette ruelle assassinée.

Commissaire Boulange : - Qui l’a trouvé ?

Agent Courbat déglutissant : - Vous allez rire, mais c’est Mademoiselle Liliane Panapet qui est tombé dessus.

Commissaire Boulange : - QUOI !? Vous plaisantez j’espère !

L’agent Courbat fit non de la tête et me désigna de la main. Je fis signe au commissaire avec un petit sourire aux lèvres. Je vis celui-ci arriver sur moi quelque peu agacé.

Commissaire Boulange : - Ma parole, vous le faites exprès ! À ce stade, c’est du harcèlement. Que faites-vous donc ici à cette heure-ci ?

Liliane : - Je suis moi aussi très heureuse de vous voir. Pour répondre à votre question, je sors Mordart pour ses besoins tous les soirs. Et c’est le chemin habituel que je prends pour rentrer chez moi Commissaire.

Commissaire Boulange : - Mordart !? Depuis quand vous avez un chien vous ?

Liliane : - Ce n’est pas mon chien Renaud…

Commissaire Boulange : - Commissaire !

Liliane : - Depuis le temps qu’on se connaît, je n’ai toujours pas le droit de t’appeler par ton prénom ou de te tutoyer ?

Commissaire Boulange : - Pas au boulot non ! Et répond à ma question.

Liliane : - On ne se voit pas vraiment en dehors. Bref, c’est le chien de ma voisine qui m’a demandé de le garder pendant son absence.

Commissaire Boulange : - Ça va ? Vous êtes blanche comme un linge. Le cadavre est si horrible que ça ?

Liliane : - Il n’est pas beau à voir. Mais c’est surtout cette odeur de javel qui domine qui me rend malade. Je n’ai jamais pu supporter cette odeur.

Commissaire Boulange : - C’est à ce point-là ?

Liliane : - Si le meurtre a eu lieu ici, je pense que toute la scène a été désinfecté avec soin.

Commissaire Boulange : - Il n’y aura pas beaucoup de traces alors.

Liliane : - Je me trompe peut-être. Je ne supporte vraiment pas cette odeur !

Commissaire Boulange : - Mais vous allez quand même enquêter avec moi sans lâcher l’affaire !

Liliane : - Ça, c’est sûr ! Vous m’aurez sur le dos avec Mordart !

Commissaire Boulange : - Je suppose qu’il ne peut pas être laisser seul.

Liliane : - Vous supposez bien. En plus, c’est plutôt lui qui a trouvé le corps.

Commissaire Boulange : - Vraiment ?

Liliane : - Oui, cette rue était remplie de chat avant qu’il ne se précipite dans cette rue. Les chats, il n’aime pas trop ça. Il faut savoir que la javel attire les chats.

Commissaire Boulange : - Je vois. Je vais voir le corps. Du coup, je suppose que vous restez là.

Je confirmai d’un signe de tête et laissai le Commissaire voir le corps. Il alla vers celui-ci à la rencontre de Louane Charbon, la médecin légiste.

Commissaire Boulange : - Bonsoir Doc Charbon.

Louane Charbon : - Bonsoir Commissaire.

Commissaire Boulange : - Alors, qu’avons-nous ?

Louane Charbon : - Je viens d’arriver, donc je ne vais pas pouvoir dire grand-chose.

Commissaire Boulange : - Dis-moi juste les premières constatations.

Louane Charbon se penchant sur le corps : - Bien, alors, nous avons une jeune femme brune d’une trentaine d’années, je dirais. Vu la rigidité cadavérique, je dirais qu’elle est morte il y a environ vingt-quatre heures. Comme tu peux le voir, elle est complètement nue. Elle a une plaie au niveau du cou, sûrement mortel. Je dirais fais par un objet fin comme un genre de tournevis. Mais, là, il faudra que je le confirme à l’autopsie. On lui a fait de toute évidence une ablation des deux seins qui semble avoir était cousue par la suite au niveau des parties génitales, si ce sont bien les siens, a confirmé. Je ne saurais pas dire si le meurtre a eu lieu ici. Tout a été désinfecté à l’eau de javel d’où cette forte odeur.

Commissaire Boulange : - Une chance de trouver quelque chose ? Un indice ?

Louane Charbon : - On fera tout pour !

Commissaire Boulange : - A-t-elle subit des agressions sexuelles ?

Louane Charbon : - À première vue, non. Mais avec les seins cousus à ce niveau-là, je ne saurais dire. Il faudra attendre l’autopsie pour ça.

Commissaire Boulange : - D’accord. Quel genre de malade peut faire ça ?

Louane Charbon : - Je ne sais pas. Ce que je peux dire avec certitude, c’est que la personne qui a fait ça s’y connaît au niveau médical. L’ablation de ses seins a été fait de façon très propre. Ce n’est pas une boucherie. Même si les plaies n’ont pas été refermé après. Puis, les sutures faites pour mettre les seins au niveau des parties génitales ont était faites avec une grande précision.

Commissaire Boulange : - Quelqu’un dans le médical ?

Louane Charbon : - Oui, sûrement.

Commissaire Boulange : - Je vois. Merci. Je te laisse continuer ton travail. Quelqu’un, a-t-il trouvé quelque chose qui appartient à cette femme dans la rue ? Des vêtements ? Son identité ?

Agent Courbat : - Non, Commissaire. On n’a rien trouvé de probant pour le moment.

Commissaire Boulange : - D’accord. Louane…

Louane Charbon : - Je sais. Je la ferais toute belle pour mettre sa photo dans le journal. Je ferais vite pour faire en sorte que cela soit sur le journal demain matin.

Commissaire Boulange : - Merci beaucoup.

Le Commissaire revint alors vers moi. Ensemble, on interrogea les gens du quartier qui n’avait rien vu. Cependant, tous nous confirmèrent qu’ils n’avaient pas vu le corps dans l’après-midi.

Liliane : - Au vu de ce qu’a dit Louane, il est clair qu’elle ne sait pas faite tuer ici !

Commissaire Boulange : - Quel genre de malade peut faire ça ?

Liliane : - Un maniaque du propre vu l’odeur !

Commissaire Boulange : - Tu n’aimes vraiment pas cette odeur. Bref, tu ferais mieux de rentrer chez toi. On ne peut rien faire de plus ce soir. J’espère que demain, on aura l’identité de notre victime.

Liliane : - Dois-je comprendre que l’on m’accepte dans l’affaire ?

Commissaire Boulange : - Ai-je vraiment le choix ?

Liliane : - Non !

Commissaire Boulange : - Alors à demain détective !

Liliane : - À demain Commissaire.

Publié dans Longue histoires

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