Meurtre senteur javel (Partie 2)

Publié le par DEBOOSERE Isabelle

Partie 2 : L'identité de la victime
Meurtre senteur javel (Partie 2)

Nous sommes le lendemain matin. Je rejoignis le commissariat de bonne heure pour enquêter avec Renaud sur cette affaire de meurtre. J’allais donc là-bas accompagner de Mordart.

Agent Courbat : - Bonjour ! Vous êtes bien matinal.

Liliane : - Oui Léa ! Eu, pardon, je veux dire agent Courbat.

Agent Courbat : - Pas bien réveillé ce matin ?

Liliane : - Je suis en panne de café. J’ai, comme une idiote, oublier d’en acheter. Du coup, ce matin, impossible de m’en faire un.

Agent Courbat : - Je vois. Il y en a un qui vient de passer si vous le voulez.

Liliane : - Merci beaucoup. C’est très gentil. J’en ai bien besoin. Il y a du nouveau sur le meurtre ?

Agent Courbat : - Depuis hier soir ? Pas vraiment non. La médecin légiste, madame Charbon, a réussi à passer une photo de la victime avant que les journaux impriment. Avec un peu de chance, on saura qui est cette pauvre femme dans la journée.

Liliane : - J’espère, oui.

Agent Courbat : - On aura peut-être quelque chose avec l’autopsie. Je sais que Madame Charbon y a travaillé toute la nuit.

Liliane : - Vraiment !? Ce n’est pas raisonnable. Il faut qu’elle dorme quand même.

Agent Courbat : - Elle est très dévoué dans son travail. Elle est admirable pour ça.

Liliane : - C’est sûr ! Vous avez trouvé des indices là où on a trouvé le corps ?

Agent Courbat : - Non, rien. On a pourtant passé toute la zone au peigne fin. Mais rien. Le tueur a été très minutieux à ce niveau-là.

C’est alors que le Commissaire Boulange arriva et se dirigea vers nous.

Commissaire Boulange : - Vous êtes bien matinal, détective.

Liliane : - C’est un problème ?

Commissaire Boulange : - Non, c’est plutôt une bonne chose. Louane a fini l’autopsie. Elle a travaillé dessus toute la nuit. On va voir si elle a quelque chose.

Liliane : - D’accord. Je vous suis commissaire.

Commissaire Boulange : - Le chien ne peut pas nous suivre.

Liliane : - Ah ! Eu…

Agent Courbat : - Ne vous inquiétez pas ! Je peux le garder ici le temps de votre absence.

Liliane : - Vraiment. Merci beaucoup.

Nous sommes alors partis, avec le Commissaire, voir les résultats de l’autopsie. Me doutant que l’odeur de javel soit sans doute toujours très présente, j’avais eu la présence d’esprit de prendre un baume à me mettre au niveau du nez pour ne pas sentir cette horrible odeur. Le commissaire ne vit faire. Il se mit à sourire, mais pas du genre moqueur. C’était plutôt un sourire rempli de compréhension.

Commissaire Boulange : - Bonjour Louane.

Louane Charbon : - Bonjour. Merci pour le café.

Commissaire Boulange : - Alors, que peux-tu nous dire sur la victime.

Louane Charbon : - Notre victime est morte à la suite de cette plaie au niveau du cou. Je peux vous dire qu’elle a été causée par un tournevis cruciforme avec une grande certitude. Le coup a rompu l’artère carotide. Elle s’est vidée en très peu de temps.

Liliane : - Ce qui a été fait sur son corps, l’ablation de la poitrine recousu au niveau des parties génitales a été fait avant ou après le coup mortel ?

Louane Charbon : - Après. Ça a été fait post mortem. C’est bien la poitrine de la victime qui a été recousue là. Cela étant, je n’ai trouvé aucune trace sur son corps démontrant qu’elle se soit défendue.

Commissaire Boulange : - Elle a été prise par surprise ?

Louane Charbon : - Ça me semble évident oui. La pauvre n’a rien vu venir.

Liliane : - Au moins, elle n’a pas été torturée. Des sévices sexuels ?

Louane Charbon : - Non. Je n’ai rien trouvé à ce niveau-là.

Commissaire Boulange : - Je suppose qu’il n’y a pas d’ADN ou d’autre indice de ce genre.

Louane Charbon : - Non, désolé. Ce corps a été nettoyé de fond en comble. Mais je ne lâche pas l’affaire. Je vais encore chercher.

Commissaire Boulange : - D’accord. Merci. Préviens-nous s’il y a du nouveau.

Louane Charbon : - Je n’y manquerai pas.

On sortit alors de la salle avec le Commissaire puis on se dirigea vers son bureau. Mais avant que l’on ne puisse atteindre celui-ci, on se fit arrêter dans notre marche par l’agent Courbat.

Agent Courbat : - Commissaire !

Commissaire Boulange : - Un problème mademoiselle Courbat ?

Agent Courbat : - Nous avons reçu un appel concernant la victime.

Liliane : - Vraiment !? On sait qui c’est ?

Agent Courbat : - Oui, elle s’appelle Amandine Lefébre. C’est une fleuriste du centre-ville. C’est sa patronne qui en lisant le journal ce matin l’a reconnue sur la photo. Elle devrait arriver dans moins d’une heure pour la reconnaissance du corps.

Commissaire Boulange : - Parfais. Merci beaucoup agent Courbat. Prévenez-nous dès qu’elle arrive.

Agent Courbat : - Bien Commissaire.

Une heure plus tard, la patronne de la victime arriva. Elle s’appelait Marion Bourget. Elle semblait avoir la quarantaine passée.  Elle alla faire la reconnaissance du corps et confirma bien que la victime était bien Amandine Lefébre.

Commissaire Boulange : - Je suis désolé d’avoir dû vous demander quelque chose d’aussi difficile.

Marion Bourget choqué et en larme : - Ce n’est rien. J’étais la seule à pouvoir le faire. Ça famille habite loin et son fiancé est à l’étranger en ce moment pour le travail.

Liliane : - Est-ce que quelque aurait pu lui faire ça dans ses connaissances ?

Marion Bourget : - Je ne vois vraiment pas. Tout le monde aimait Amandine. Cette jeune femme est adorable. Toujours le sourire aux lèvres, jamais un mots plus haut que l’autre. Je ne connais pas ses amis, mais dans le travail, tout le monde l’aimait.

Commissaire Boulange : - Vous a-t-elle fait part de problème en dehors du travail ? Semblait-elle soucieuse ?

Marion Bourget : - Non. Tout allait bien. Je sais qu’elle devait se marier cet été avec son compagnon. Tout lui souriait. Je ne comprends vraiment pas. Qui aurait pu lui faire un truc pareil ? Je ne comprends pas.

Liliane : - On va tout faire pour trouver le responsable !

Commissaire Boulange : - Prenez ma carte. Il y a mon numéro dessus. N’hésitez pas à appeler s’il vous revenait quelque chose, même un détail.

Marion Bourget : - D’accord.

Les jours qui suivirent, on interrogea toutes les connaissances de la jeune femme comme les amis, la famille, le fiancé, les voisins, et même juste les personnes quelle pouvait croiser. Cela ne nous mena à rien. Pour tout le monde, cette femme était d’une grande gentillesse, d’une grande douceur. Tout le monde semblait l’aimer. Dans le bureau de Renaud, on essayait de comprendre ce qu’on avait pu rater.

Commissaire Boulange : - Ce n’est pas vrai ! On a aucune piste ! On ne tue pas pour le plaisir quand même !

Liliane : - Ça ne peut pas être un vol. Sinon, le voleur est très tordu dans sa façon de tuer. Dans son entourage, on n’a rien trouvé de probant non plus. Un psychopathe peut-être ?

Commissaire Boulange : - Un psychopathe ? Si c’est le cas et qu’il n’y a aucun lien entre les deux, autant te dire que ça va être coton de trouver le meurtrier étant donné qu’il n’a laissé aucune trace.

Liliane : - Je sais.

C’est alors que quelqu’un frappa à la porte. Le commissaire invita la personne à rentrer.

Commissaire Boulange : - Ah ! Agent Courbat ! J’espère que vous m’apportez de bonnes nouvelles !

Agent Courbat : - Je crains que non Commissaire. On a trouvé un autre corps.

Publié dans Longue histoires

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