Meurtre senteur javel (Partie 3)

Publié le par DEBOOSERE Isabelle

Partie 3 : Une nouvelle victime 
Meurtre senteur javel (Partie 3)

Apprenant la découverte d’une nouvelle victime, on se rendit avec le Commissaire sur les lieux du nouveau meurtre. J’avais laissé Mordart au soin d’un agent pour ne pas l’emmener sur la scène du crime, qui n’était pas la place d’un chien non éduqué pour cette fonction-là. On se rendit alors dans un parking sous terrain, au niveau le plus bas. On fut accueilli par la légiste déjà sur place.

Louane Charbon : - Bonjour Commissaire.

Commissaire Boulange : - Bonjour, qu’avons-nous ?

Louane Charbon regardant en direction de Liliane : - Avant d’aller plus loin, je tiens à vous informer que la scène de crime sent fortement la javel.

Liliane grimassant : - Je vois. Heureusement que j’ai mon baume sur moi alors.

On se dirigea alors vers le corps. Je soupirai en voyant ça de concert avec le Commissaire.

Louane Charbon : - Nous avons une jeune femme nue, d’une trentaine d’année, brune avec ablation des deux seins recousus sur les parties intimes. Comme la précédente victime, elle s’est fait poignarder dans le coup avec sûrement le même genre d’arme. Je ne pense pas trop m’avancer en disant qu’elle s’est sans doute fait tuer pas la même personne.

Liliane : - Un tueur en série ou quelqu’un qui en voulait à ses femmes. Il sera possible de trouver des traces ou pas.

Louane Charbon : - Je ne sais pas. Ça sent fort la javel. Ce corps a sans doute été soigneusement lavé aussi. Mais une erreur est toujours possible, et je compte bien la trouver.

Agent Courbat arrivant : - Commissaire, j’ai interrogé le responsable des lieux et il est sûr qu’il n’y avait rien ici il y a deux heures.

Commissaire Boulange : - D’accord. Donc elle n’a pas été tuée ici non plus. On a déposé le corps dans ce parking. Il va falloir trouver son identité.

Agent Courbat regardant le corps : - Je pense pouvoir vous informer Commissaire.

Liliane : - Vous connaissez cette femme ?

Agent Courbat : - Oui, il s’agit de Rosalia Péreze. Elle est déjà passée par chez nous pour des faits d’agression et de prostitution. Enfin, je crois.

Commissaire Boulange : - On va vérifier cela dans les dossiers. Ratisser bien tout le secteur pour ne pas laisser passer de possible indices.

Agent Courbat : - Bien Commissaire !

On rentra alors avec le Commissaire, laissant la scientifique faire son travail. On décida d’éplucher tout ce qui concernait la victime Rosalia Péreze.

Liliane : - Alors, d’après ce que je peux lire, elle s’est déjà fait arrêter pour des faits de prostitution sur la voie publique.

Commissaire Boulange : - Elle est aussi déjà venue porter plainte pour des faits d’agression de mec bourré.

Liliane : - Mais, elle savait se défendre. Là, j’ai une plainte contre elle d’un gars qui l’accuse de l’avoir presque castré avec ses dents. Quand on voit les photos qui accompagne le dossier, ce n’est pas joli.

Commissaire Boulange : - Cette femme n’était pas une enfant de cœur. Quels liens peut-il y avoir entre elle et Amandine Lefébre.

Liliane : - Je ne sais pas. Apparemment, Rosalia Péreze travaillait au « Piquant Rose ». Ce ne serait pas un bar qui donne à ses clients des menue, très spéciale ?

Commissaire Boulange : - Si, c’est ça. Comment êtes-vous au courant de ça vous ? Non, en fait, je ne veux pas savoir.

Liliane : - Dommage Commissaire, vous ne savez pas ce que vous manquez !

Commissaire Boulange : - Au lieu de dire des âneries, allons plutôt interroger le propriétaire de ce bar ainsi que le personnel.

Liliane : - À vos ordres !

On se dirigea avec le Commissaire et Mordart vers le bar « Piquant Rose ». C’était un bar situé dans les quartiers chic de la ville réputer pour ses « filles » et « garçons » qui pratiqué le sexe sous une rémunération. C’était quelque chose de connu, mais accepté ici. En effet, les grands pompes de tout horizon y venaient. Du coup, personne ne voulait le fermer surtout que les travailleurs y étaient très bien traités et très bien rémunérés. On arriva rapidement devant le bar puis on y entra.

Inconnue : - Désolé, le bar est fermé et les chiens y sont interdit !

Commissaire Boulange sortant sa carte : - Je suis le Commissaire Boulange. Je suis accompagné de la détective Liliane Panapet. On aimerait parler au patron de ce bar.

Un homme apparut par une porte situé derrière la femme qui nous accueillait.

Homme : - C’est bon Natalie. Laisse-nous. Je m’en occupe. Je suis le patron Dimitri Cordafe. Il y a un problème ? Il me semble que notre établissement est en règle.  

Commissaire Boulange : - Je n’en doute pas.

Liliane : - Ça ne dérange pas que mon chien reste avec moi ?

Dimitri Cordafe : - Non, tant que vous le tenez bien en laisse et qu’il ne fait pas de dégât. Pourquoi vous êtes là ?

Commissaire Boulange : - Nous aimerions, vous parlez de Rosalia Péreze.  Je crois qu’elle a travaillé pour vous ?

Dimitri Cordafe : - En effet. Une gentille fille tant qu’elle est sobre.

Liliane : - Tant qu’elle est sobre ? Que voulez-vous dire par là ?

Dimitri Cordafe : - Quand, elle a un coup dans le nez, elle a tendance à devenir provoquante et violente. Elle a déjà eu des problèmes chez vous à cause de ça. Mais je pense que vous êtes déjà au courant.

Commissaire Boulange : - En effet, on a pu lire son dossier.

Dimitri Cordafe : - Bon, et qu’a-t-elle fait pour que j’ai droit à votre visite.

Liliane : - Elle a été assassiné !

Dimitri Cordafe : - Quoi !? Assassiné !?

Commissaire Boulange : - Oui, et ce meurtre ressemble beaucoup à un autre, celui d’Amandine Lefébre. En effet, les deux femmes ont été tuées de la même façon. Est-ce que ce nom vous dit quelque chose ?

Dimitri Cordafe : - Non pas du tout.

Liliane montrant une photo : - Peut-être qu’en voyant son visage, ça vous dira quelque chose.

Dimitri Cordafe regardant la photo : - Mais oui, c’est la petite vendeuse de fleur du centre !

Commissaire Boulange : - Vous l’avez déjà vu ?

Dimitri Cordafe : - Oui, en amateur de fleur que je suis, ça m’est déjà arrivé d’être servi par elle. Mais Rosalia, elle, détestait les fleurs à cause de ses allergies. Je doute fort que ses deux-là ne se soient jamais croisés.

Liliane : - Peut-être que si, mais sans le savoir. Rosalia Péreze, avait-elle des ennemies ? Où vous a-t-elle fait part de problème ?

Dimitri Cordafe : - Rosalia pouvait parfois avoir le don de s’attirer des ennuies si elle avait trop bu. Mais de là, à la tuer, je ne vois pas. Surtout qu’elle se tenait plutôt à carreau ses derniers temps.

Commissaire Boulange : - Du coup, rien de spécial à ce niveau-là.

Dimitri Cordafe : - En tout cas, elle ne m’a rien dit.

Natalie : - Moi si.

Dimitri Cordafe : - Natalie !? Elle t’a confié quelque chose ? Si c’est le cas, parle !

Natalie : - Elle m’a parlé d’un pervers qui lui avait parlé et qui lui faisait peur.

Liliane : - Savez-vous ce qu’il lui faisait peur ?

Natalie : - Je crois que ce type l'a menacé de couper ses seins et de lui trancher la gorge pour lui avoir résisté sur ses désirs. Je crois que ce qu’il voulait se rapprocher plus de la torture qu’autre chose.

Liliane : - Savez-vous quand ça s’est passé ?

Natalie : - Non. Mais elle m’a dit ça il y a deux jours.

Commissaire Boulange : - Elle ne vous aurez pas donné de nom par hasard ?

Natalie : - Non. J’ai insisté, mais elle n’a rien voulu me dire de plus. Mais je crois que ça s’est passé ici, au bar.

Commissaire Boulange : - Je vois, merci. Monsieur Cordafe, avez-vous des caméras de surveillance.

Dimitri Cordafe : - Seulement de la salle principale et de mon bureau. Je garde les vidéos pendant six mois en cas de problème.

Commissaire Boulange : - Il faudra nous les fournir. On aimerait aussi interroger vos autres employé.

Dimitri Cordafe : - Oui bien sûr. Je vous donne les adresses de ceux qui ne sont pas encore là tout de suite. Les vidéos, je vous les envoie.

Commissaire Boulange : - Merci.

On interrogea les autres employé, mais cela ne donna rien de plus que ce que nous avions déjà appris. La seule piste que nous avions pour le moment était ce pervers. On espérait trouver quelque chose dans ses vidéos de surveillance ou que quelqu’un trouve un indice. On allait avoir de longues heures de recherche.

Publié dans Longue histoires

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