Meurtre senteur javel (Partie 4)

Publié le par DEBOOSERE Isabelle

Partie 4 : Un tueur en série ?
Meurtre senteur javel (Partie 4)

Afin de trouver des indices, je regardai pendant des heures et des heures les images de vidéos surveillance. J’avais, à force, l’impression que mes yeux allés sortir de mes orbites. Je n’en pouvais plus. Cela ne donné pour le moment pas grand-chose. Lorsque on fut interrompu par la légiste qui vint voir le Commissaire en rapport avec l’autopsie sûrement.

Louane Charbon : - Je viens vous donner mes résultats de l’autopsie.

Liliane : - Et ? Vous avez trouvé des indices ?

Louane Charbon : - Rien qui ne puisse nous mener au meurtrier malheureusement. Notre nouvelle victime a été tuée sous le même procédé que la première à une petite différence près.

Commissaire Boulange : - Une différence ? Quelle différence ?

Louane Charbon : - Elle a été endormie par chloroforme. J’en ai trouvé des traces dans le nez que le meurtrier à oublier d’effacer à la javel. Avant que vous ne demandiez, je n’en ai trouvé aucune trace sur Amandine Lefébre.

Liliane : - Rosalia Péreze ne se serais pas laissé faire ? Ou le lieu n’était pas le bon pour la tuer ?

Louane Charbon : - J’ai trouvé quelques ecchymoses prouvant qu’elle a essayait de s’en sortir avant de sombrer dans le sommeil.

Commissaire Boulange : - Des traces d’ADN ?

Louane Charbon : - À part le sien, rien. Tout a été nettoyé ! Je ne sais pas qui l’on recherche, mais c’est sûrement quelqu’un de très méticuleux pour laisser aussi peu de traces. Je continue mes recherches pour être sûr de ne rien laisser passer.

Agent Courbat arrivant : - Commissaire !

Commissaire Boulange : - Agent Courbat ! Vous avez trouvé quelque chose ?

Agent Coubat : - Non, malheureusement. Nous n’avons rien de probant. Les personnes que l’on a interrogées n’ont rien vu. Les caméras de surveillance du parking ne marchant plus depuis longtemps nous ne donnerons pas les réponses.

Liliane : - Est-ce que c’est quelque chose de connu ses caméras en panne ?

Agent Courbat : - Apparemment oui. Monsieur Brave, chargé de la surveillance du parking, s’en plein souvent. Je pense que tous ceux qui l’utilise de façon régulière le savent.

Liliane : - Alors la personne qui l’a mis là savait ! Ça n’a pas été fait au hasard !

Commissaire Boulange : - Oui, cette personne est réfléchie. Merci Agent Courbat, Louane pour vos rapports.

Les deux jeunes femmes sourirent au Commissaire puis partirent se remettre au travail. Moi aussi, je me remis au travail. Cela dura plusieurs jours pour pouvoir regarder tout ça. Le Commissaire, lui, interrogea de nouveau les personnes liées aux deux victimes afin de ne rater aucune piste. À force de regarder des vidéos, je finis par trouver quelque chose d’intéressant et en fit part immédiatement au Commissaire qui revenait tout juste.

Liliane : - Commissaire ! Je pense avoir trouvé quelque chose avec les vidéos du bar.

Commissaire Boulange : - Vraiment ? Je vous écoute.

Liliane expliquant et montrant les images au Commissaire : - J’ai trouvé un homme qui venait tous les deux jours environs au bar pour parler avec notre victime depuis un mois. Je ne sais pas ce qu’il lui dit, mais ça ne semble pas lui plaire du tout. Elle le repousse à chaque fois et cela semble beaucoup contrarier notre homme. Puis, il y a une semaine, il y a eu une discussion plus mouvementé entre les deux. Comme il n’y a pas de son, je ne peux pas dire ce qu’ils se disent surtout que l’on ne voit pas les lèvres de l’homme pour pouvoir lire dessus. Puis après cette altercation, plus rien. Cet homme ne vient plus. Hormis se fait, je n’ai rien trouvé d’autre dans les vidéos.

Commissaire Boulange : - Très bien. Il faut lancer une reconnaissance faciale pour savoir si on l’a dans nos fichiers.

Liliane : - C’est déjà fait ! L’agent Courbat s’en occupe.

Commissaire Boulange : - Bien. Il me faut une photo net de lui. On pourra peut-être gagner du temps en montrant la photo à ceux qui travaille au bar.

Liliane montrant une photo : - Ça aussi, c’est déjà fait.

On alla alors interroger les personnes travaillant au bar « Piquant Rose ». Dimitri Cordafe, comme le personnel, avait déjà vu cette personne au bar à plusieurs reprise. Mais personne ne savait comment il s’appelait. La discrétion était de mise et cela ne nous arrangeait pas le Commissaire et moi. Cependant, l’on sut de la part des filles qui travaillaient là que cet homme les mettait très mal à lèse. Les propos qu’il tenait auprès des femmes leur faisaient peur. On espérait alors vraiment que la reconnaissance faciale allait donner quelque chose. En arrivant au commissariat, on fut accueilli par l’agent Courbat.

Agent Courbat : - Commissaire ! Madame Panapet ! La reconnaissance faciale a donné quelque chose !

Liliane : - Super ! Quel est le nom de ce type ?

Agent Courbat : - Il s’appelle André Pauchard. Il a quarante-cinq ans et a déjà été arrêté pour coup et blessures sur des femmes et pour harcélement ! Il les avait fortement blessés au niveau de la poitrine.

Commissaire Boulange : - Voilà un bon candidat. Convoquez-le ici et vite !

Agent Courbat : - Cela risque d’être compliqué Commissaire.

Commissaire Boulange : - Pourquoi donc ?

Agent Courbat : - Il est interné en hôpital psychiatrique.

Liliane : - Depuis quand ?

Agent Courbat : - D’après ce que je lis, le lendemain de sa dispute avec la victime Rosalia Péreze.

Commissaire Boulange : - Pour quelle raison ?

Agent Courbat : - Je ne sais pas. Ce n’est pas écrit.

Commissaire Boulange : - Je vois. Il va falloir que l’on voie ça.

Liliane : - Mais ça devra attendre demain vu l’heure.

Commissaire Boulange : - En effet. Alors, à demain tout le monde !

Liliane : - À demain.

Le lendemain matin, en arrivant, je vis les mines déconfite de tous dans le commissariat. J’avais peur de poser la question, ou plutôt peur de la réponse. Mais je pris mon courage à deux mains et alla voir l’agent Courbat pour lui poser la fameuse question.

Liliane : - Que ce passe-t-il ? Ne me dites pas…

Agent Courbat : - Si, il y a eu une nouvelle victime.

Liliane : - Oh non ! Vous voulez bien m’en dire plus.

Agent Courbat : - De ce que je sais, une jeune femme brune d’une trentaine d’années a été retrouvé nue au bord du fleuve à côté d’un chemin de balade bien fréquenté le jour, mais plutôt désert la nuit.

Liliane : - Je suppose avec un procédé identique aux deux autres.

Agent Courbat : - Apparemment oui. Le Commissaire n’a pas voulu vous déranger à cause de l’odeur de javel. D’après ce que j’ai entendu, l’odeur était encore plus forte que sur les autres victimes. Il est allé voir l’autopsie de la nouvelle victime.

Liliane : - D’accord. Je vais le retrouver. En fait, on sait qui est cette nouvelle victime ?

Agent Courbat : - Pas pour le moment. Non.

Je remerciai alors la jeune femme. Je vis à ce moment-là, le Commissaire revenir de la salle d’autopsie. J’alla le voir pour avoir les dernières nouvelles.

Liliane : - J’ai appris la mauvaise nouvelle. Alors ?

Commissaire Boulange : - Le procédé est le même que pour les deux autres victimes. Louane n’a pour le moment rien trouvé de plus. Mais il faut attendre, car elle venait tout juste de commencer.

Liliane : - Je vois. S’est procédé identique tel un rituelle me font de plus en plus penser à un tueur en série ! Pas vous ? Ses femmes sont toutes sur le même modèle et finissent toutes de la même façon ! Amandine Lefévre avait 33 ans, Rosalia Péreze en avait 28 ans. On va dire que le meurtrier choisit ses victimes dans une tranche d’âge de 25 à 35 voire peut-être même 40 ans.

Commissaire Boulange : - Malheureusement, je pense comme vous. Il faut faire quelque chose et vite ! Si les médias apprennent ça et le diffuse, ça risque d’être la panique en ville.

C’est alors qu’arriva vers nous l’agent Gauthier Moire d’un pas déterminé. Il travaillait plutôt de nuit. Cela nous étonna de le voir en journée ici.

Commissaire Boulange : - Agent Moire ? Que faites-vous là à cette heure-ci ?

Agent Moire : - Je vous pris de m’excuser Commissaire. Mais la victime que l’on a trouvée me disait quelque chose. Cela m’empêchait de dormir.

Liliane : - C’est vous qui avez aidé le Commissaire cette nuit ?

Agent Moire : - Oui Madame Panapet.

Commissaire Boulange : - Et ? Vous avez retrouvé ?

Agent Moire : - Oui. Il s’agit de Magalie Journart. Elle est jeune médecin à l’hôpital Colombe. Elle s’était occupée de ma mère il y a un mois en rhumatologie.

Commissaire Boulange : - On va vérifier ça. Merci beaucoup. Allez-vous reposer maintenant. Vous en avez bien besoin.

Agent Moire : - Oui. Merci Commissaire.

Nous avions le nom de la nouvelle victime et avec elle la quasi-certitude d’avoir à faire à un tueur en série. Les jours à venir allaient être durs.

Publié dans Longue histoires

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